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Seconde partie.
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CIIAPITKK VI.

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tirent à ce que le différend fût renvoyé à la diète de Baden. Celle-ci interdit toute hostilité et déclara que Berne ne devait recourirqu’à la voie du droit.

Il paraît que cet Etat craignait de s’attirer trop d’ennemis surles bras, par une guerre impopulaire et qu’il se désista tacitementde ses prétentions. Il se borna à exiger un hommage partiel pourPalésieux; mais rien ne prouve que le Comte y ait consenti *.

La question religieuse était toujours là, envenimant toutes lesdifficultés. Berne s’opposa au bannissement d’un ministre réforméà Oron. Il réclamait en môme temps d’Albeuve un cens annuelde 35 liv., à teneur de certains titres en faveur du chapitre deLausanne. Comme ce cens n’avait jamais été acquitté, on con-sulta l’Evêque , à ce sujet. Depuis lors, on ne trouve plus les suitesde cette prétention (1541).

Sur ces entrefaites, un subside d’hommes nous fut demandépar Zurich d’un côté, par la France de l’autre. On trouva sanspeine des excuses pour refuser des troupes à Zurich, dont il yavait peu de profit à attendre. Quant à la France, on entra ennégociations avec M. de Boisrigault et l’on se déclara prêt à ac-céder à sa demande, pourvu que la France accordât à notre villeautant de places de Capitaines qu’à Lucerne et à Soleure.

D’autres petites tracasseries sans conséquence marchèrent depair avec cette affaire. Un Capitaine fribourgeois, nommé UlrichKhoung, avec le sobriquet Ilutmacher, fut arrêté à Chambéry,mis à la question et exécuté. On en ignore le sujet. Ses interroga-toires compromirent plusieurs personnes et même la Communautéentière. Notre Etat ne s’opposa point à son procès.

Le changement de religion avait tellement refroidi Genève à

* Ce fut à l.i inouïe époque que le châtelain île celle seigneurie, André de(iruyères, irrité par la suhhaslation d’un moulin en laveur d'un sieur Castella,co-Seigneur de SI. Denis, envahit la propriété en litige, à main armée, et tua lemcuuier. Messeigueurs iuterviurcul pour que justice lut faite de celle violence. A. C.