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SECONDE PARTIE.
noire égard , que nous n’y jouissions plus de la moindre considéra-tion. Un fait suffira pour en donner la mesure. L’huissier du Comtede Gruyères étant allé afficher une citation au pilier public deGenève, fut emprisonné ainsi que les deux témoins qui l’accompa-gnaient. Quand nous voulûmes intervenir en faveur de ces hom-mes , les Genevois répondirent avec beaucoup d'impertinence.
Pendant les troubles qui agitèrent leur république, ils avaientmis en dépôt chez nous un grand nombre de litres. Us furentrevendiqués à la fois par l'Evêque de Genève et par la ville. Ondécida qu’on ne remettrait à la ville que ceux qui la concernaientet qu’on garderait ceux de l’Evêque, jusqu’à ce que les deuxparties se fussent entendues.
Le clergé de Itomonl avait déjà été mis l’année précédente enpossession de la cure d’Aflalens. Ilans Lcnzbourger, dont lesancêtres avaient exercé la profession de boucher, avait sur cetteseigneurie une créance hypothécaire, qui valut, vers le milieu du18 me siècle, un titre de noblesse à sa famille.
Conformément aux abus qui régnaient à celle époque, M. deMontdragon occupait le prieuré de Semsales, sans être prêtre.Cette circonstance autorisa Messeigneurs à adjuger pour deux anscelle place à l’hôpital cl on fit bien valoir ce motif, quand lacour de France, qui s’intéressait à M. de Montdragon, mit cetteaffaire sur le tapis. On avait accordé trois termes au prieur pourrecevoir les ordres, et, dès qu’il fut prêtre, le prieuré lui lut remisle 12 Mai 1542.
Notre querelle avec Berne, au sujet de la Gruyères, n’était pasencore assoupie, qu’il s’en éleva une autre, au sujet de Neuchâtel,et cette affaire présente presque un caractère aussi équivoque quecelle de Furno. II ne s’agissait de rien moins que de la vente du Comtéde Neuchâtel à l’Etat de Fribourg, laquelle nous fut proposéecelte année (1542) par le prévôt de Valengin, investi, disait-il, depleins pouvoirs à ce sujet par la Marquise. Fribourg ue voulut