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SECONDE PARTIE.
ceux obtenus pendant la guerre de Souabc. Ces démêlés, au sujetde la Thurgovie, se prolongèrent jusqu’au milieu du 18° siècle.
Ceux avec Berne, touchant les bailliages communs, duraienttoujours. Cet Etat ne voulut pas permettre que nos armoiriesfussent placées à côté des siennes sur la nouvelle Maison-de-villede Schwarzenbourg, prétendant qu’à lui seul appartenait la juri-diction dans ce bailliage. Il s’y arrogea aussi la haute chasse et lanomination du Bannerel l .
Mais la question la plus irritante et la plus envenimée étaitcelle du culte réformé, que Berne était intéressée à étendre dansces bailliages, tout comme Fribourg se croyait appelé à lui op-poser de fortes digues. IMus d’une fois cette question fut sur lepoint de se vider par les armes. Pour prévenir une collision quieut été désastreuse pour le vainqueur lui-même, on avait, dès1538, arrêté, dans une conférence à la Singinc, un mode d’ad-ministration religieuse des bailliages de Granson et d’Kchallens 2.
Le traité comprenait six articles. On y réglait : 1° La nomina-tion des pasteurs respectifs. Elle devait appartenir au Canton qui,cette année-là, avait l’administration du bailliage (so dannzu-mahl Ruth und Zug derselben Herrschaft liât). 2° Lescauses matrimoniales. 3° Les amendes et autres punitions pourinconduite. 4° Il lut convenu que les hommes seuls étaient aptesà voter pour ou contre le changement de culte, et que tout votantdevait être propriétaire de maison et établi dans l’endroit où lavotation avait lieu. Jusqu’ici il y avait, comme on voit, parité dedroits et d’avantages pour les deux Cantons co-Seigneurs. Maisun dernier article portait que toute votation faite en faveur de laréforme serait irrévocable, tandis que, pour le maintien de l’an-cien culte, on pourrait toujours revenir sur la décision et voterspontanément plus d’une fois, en présence des députés des deuxCantons.
1 A. C. — * Yoy. plus haut, page Ml.