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SECONDE l’AHTIH.
» deux Etats : nous la demandons aussi dans l’intérêt des popu-» lalions soumises à notre autorité. Le temps <jui corrige tout» [die Zcit, welche aile ding àndert), en fait sentir impéricu-» sentent la nécessité. Sans doute, le texte d’une convention est» inviolable : mais les circonstances changent, et quand vous nous» avez demandé la modification du traité concernant notre com-» bourgeoisie et le sur-arbitre 1 , n’avons-nous pas eu égard à» votre demande? Chers frères, fidèles combourgeois! Nous vous» conjurons, au nom de l’amitié qui nous unit et afin d’en resser-» rer les liens, de condescendre à notre demande 2 . »
Berne demeura inexorable. Les motifs sur lesquels Fribourgappuyait sa demande devaient précisément la lui faire rejeter.Car c’était bien son intention arrêtée de poursuivre, par tous lesmoyens possibles, le triomphe de la réforme dans les bailliagesmixtes, de recourir pour cela aux séductions de tout genre, àl’intrigue, à l’intimidation : dès-lors, la formule du serment de-mandé par Fribourg ne pouvait que la contrarier. File cherchanéanmoins à couvrir son refus de prétextes plus ou moins plau-sibles.
«Nous ne demandons pas moins que vous, répondit-elle, le» maintien des relations amicales entre les deux Etals, le bonheur» de nos sujets, en tout la paix et l’harmonie. Votre but est aussi» le nôtre : mais les moyens que nous voulons employer pour y» parvenir ne sont pas les mêmes.
» Nous croyons d’abord que le premier de tous repose dans» l’inviolabilité des traités existons et si laborieusement conduits à» terme. Sans celte garantie, nulle association ne peut subsister,» et plus un Etat est grand, plus il doit y attacher de l’importance.
* Unscrc llcrrnn unit Ohermi haben Eucli nuch hcwilliget in Ilurgrcdilmi desObmaims balb Endormi" zc tlinn anf ilir liogohrcn. — 2 Gelriiw, liel» Mithilrgcrund Ilriidor, wiillcii wir midi nodinialcn auf das allcrfruuiidliclist so mis moRlicliisl, ankeort mid gebülcn liahen. Uns zu gefallcn , von niehrer iründsdinri wogrniguliglicb zu bewilligcn und nachzulasscn dass der Kydl, etc. Lottro du 5 mars 1554.