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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

Quand, après avoir épuisé de pari et d’autre les nrgumpiis, onse fut convaincu que nulle transaction n’était possible, les deuxparties en appelèrent à la sentence du sur-arbitre, Gaspard Kroug,Conseiller de Bâle. Celui-ci prononça , le 25 juin de la même an-née, en faveur de Berne 1 . La votation à Orbe, eut lieu à teneurdu traité et une majorité de 18 voix y décida l’adoption des nou-velles doctrines. Les prêtres catholiques avaient été exclus de l’as-semblée et, sans l’opposition de nos députés, M. Tribolet, deBerne, alors bailli, eut fait cesser sur-le-champ la célébration dela messe et des vêpres. Notre Gouvernement eut beau protestercontre cette manière d’agir. Il fallut procéder à l’inventaire et aupartage des biens ecclésiastiques. Fribourg offrit un asile aux prêtreset aux enfans de chœur d’Orbe, mais s’opposa à une votation sem-blable pour Montagny, prés Granson. On y dépêcha, ainsi qu’àOrbe, M>I. Rcyfl'et Kunlzi. Ils trouvèrent qu’à l’exception de sixparticuliers, tous les habitans de Montagny demandaient à restercatholiques 2 .

1 Je me suis un peu étendu sur ce sujet, parce que je désire que cet exposé servede réponse et de recliliealion à un passage de l'histoire du Canton de Vaud, parM. Olivier. On y lit, page H.’I2 : « Fribourg, qui était en Suisse la ville catholique» par excellence, protégea bien moins ellicaeemenl ses roréligionnaires que llerne» les siens. La cause n’en était pas seulement dans l'inégalité de puissance des deux» républiques. Fribourg savait fort bien, quand elle le voulait, se faire écouler;» mais la réformation d’une contrée , qu’elle et sa rivale possédaient en commun,» avait un secret pour trouver grâce à ses yeux. C’est que l'ancienne église élaut» dissoute, les deux souverains se partageaient ses biens. Aussilêt que la pluralité» des voix l’avait décidé, terres, legs et revenus, ornemens de culte, tout deve-» liait propriété de l'Etal, et les Seigneurs de Fribourg ne se montraient pas moins» empressés que ceux de llerne à serrer leur lot, calices , aubes, chasubles, et à» l’emporter dans leur ville. Cela explique bien des choses.

» Aussi, dans les arrangemens que prirent les deux villes pour mettre nu terme» aux émeutes, n’est-on pas trop étonné de voir un article qui sacriliail compléle-» ment les catholiques à leurs adversaires. Il portait que, si le prêche avait pour» lui la majorité dans une paroisse, toute messe devait y être abolie , mais que si» c’était la messe, la prêcha n’eu continuerait pas moins. C’était donner gain de» cause à la réforme. »

Après avoir lu l'histoire des troubles religieux dans le Canton de Fribourg, ausujet do la réforme, on peut au contraire se convaincre qu’au tlouvernemenl seulappartient la gloire d’avoir sauvé l’ancien culte , cl que jamais il n'en a négligél'occasion , sauf ce moment d'oubli que nous avons signalé. — * On transportad’Orbe une grille de 1er, qui fut placée à nuire chapelle de St. Jost, près JHuntorge.