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Seconde partie.
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CHAPITRE VII.

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La guerre de Bourgogne allait s’allumer. François fut soup-çonné de favoriser le passage des Lombards qui allaient renforcerl’armée de Charles. Il parvint pourtant à dissiper ces soupçons età prévenir ainsi l’invasion dont la Gruyères était menacée. Ce futdans ces circonstances, que ce pays sollicita et obtint la combour-geoisie de Fribourg. Le Comte mourut la même année 1475,après en avoir ratifié le traité.

On sait que son fils Louis prit une part active à la bataille deMoral. Il fut un des arbitres appelés à juger les différends entrela Savoie et les Suisses. Il demanda et reçut la bourgeoisie deFribourg, qu’il hypothéqua sur une maison de la Planche. Onzeans plus tard, Berne lui accorda également sa bourgeoisie ,moyennant une simple redevance annuelle de 10 flor. Mais il n’enjouit pas longtemps, car il mourut la même année, laissant unfils en bas âge, François II de nom, sous la régence de sa mère,Claudine de Scyssel.

lin 1487, François, en qualité de Prince du St. Empiré, reçutde l’Empereur Frédéric une lettre datée du 9 octobre, par la-quelle ce monarque l’invitait à se rendre personnellement à Augs-hourg, le jour de la St. Georges, pour s’y concerter avec les au-tres Princes, au sujet de la défense de l’empire, toujours me-nacé par le Roi de Hongrie i .

Fribourg eut, pendant cette minorité, quelques démêlés avecla Gruyères, et scs ressortissans n’y furent pas vus de bon œil.L’affaire des limites de Morlon était toujours pendante, sans pou-voir approcher d’une solution définitive. Ce fut aussi à cette épo-que, que Jean Baclunann suscita des troubles dont le récit n’appar-tient pas directement à cette notice.

Ce fut bien pire après la mort de François II, qui eut lieu en1499. Jean de Gruyères-Monlsalvens vint disputer la succession à

* A. C.