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Seconde partie.
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CIIAPITItE VU.

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A peine Michel eut-il commencé à régner, que Berne lit valoir,avec menaces, ses prétentions ambitieuses sur le comté. J’ai ditailleurs comment elles furent repoussées avec l’aide de Fribourg.Michel était beau, galant, fastueux , hospitalier *. Mais le séjourde ses prédécesseurs dans les cours étrangères, les franchises ac-cordées à ses sujets, aux dépens du fisc, une mauvaise administra-tion , les dettes contractées par son prédécesseur, avaient fait unebrèche considérable à sa fortune. Il n’en passait pas moins sontemps dans les fêles, tantôt chez lui, tantôt à la cour de l’Empe-reur ou du Koi de France, ce qui l’entraînait dans des dépensesauxquelles ses revenus ne pouvaient suffire et qu’il fallut couvriren empruntant de tous côtés, même de ses propres domestiques 2 .Il acheva de se ruiner en équipant à ses frais un régiment de2000 hommes contre les Espagnols et les Impériaux. Chevalier del’ordre de France, il voulut se mettre lui-même à la tête de cestroupes, et, avant de partir, il emprunta à l’Iîtat de Fribourg 1 SOOécuset l’année suivante encore 300, sans doute pour subvenir aux fraisde la visite qu’il fit alors au Roi de France.

Fribourg n’avait garde d’écarter un pareil solliciteur, payantl’intérêt de 5 °/o. Comme on n’avait pas sur-le-champ cet argent àsa disposition, on l’emprunta. On conseilla en même temps auComte d’instruire la diète de Baden de son départ. En général onavait beaucoup d’égard pour ce Prince qui se livrait, pour ainsidire, aux Frihourgeois, sans réserve. On permit au D r Clarius derester quinze jours chez lui pour le soigner. On permit aussi àWilhelm Yenny d’accepter la place de capitaine, que le comte luioffrit dans l’armée du Piémont.

1 La chronique Lenzbourg nous a conservé deux lellrcs adressées au Gouverne-ment de Fribourg par le Comte Michel. Elles sont d’une piquante originalité, maissans date. Elles onl été publiées dans le huitième tome du Conservateur suisse. —a En 1508 on vil arriver à Frihourg, Jean Maignin, son ancien valet de chambre.Il venait réclamer le paiement do 100 écus d’or, qu’il avait autrefois prétés à sonmaître. Sa créance était légalisée par le maire, les cchevins et le Conseil de laville de Salins, où il avait fixé sa demeure.