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Seconde partie.
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SECONDE l’AHTIE.

» La ville de Gruyères continuera d’être la capitale du comté,et le gouvernement que vous établirez y siégera.

» Je ne me réserve que, ma vie durant, la jouissance de mesdroits et prérogatives.

» Mais en échange, vous paierez mes dettes qui vont à huitmille écus d’or environ. Vous les répartirez entre vous de la ma-nière la plus équitable que possible. »

Le contrat fut accepté et reçut, dit-on, un commencementd’exécution par l’établissement d’un impôt de six sols sur chaquevache. Mais il ne put ressortir son effet, parce qu’il était contraireaux arrangemens pris avec Berne et Fribourg L

Deux aventuriers de haute naissance vinrent ajouter aux em-barras du Comte de Gruyères. Frédéric, Duc de Lignitz en Silésie,qui avait dilapidé toute sa fortune en voyages et folles dépenses,était venu de France chez le Comte de Gruyères et de là à Fri-bourg, où non-seulement il dissipa tout ce qui lui restait, maisfit encore des dettes. 11 s’était installé à la Croix-blanche, et telétait son amour du faste, que, dédaignant de faire à pied le courttrajet depuis cette auberge jusqu’à la Collégiale, il s’y rendaittoujours à cheval et escorté 2 . Mais comme il ue payait plus, forcelui fut de renoncer à ce luxe et même à l’auberge, où l’on nevoulait plus lui faire crédit. Le Comte Michel lui-même, à qui ilavait engagé sa vaisselle d’argent et ses meubles, ne voulut plusni lui prêter ni répondre pour lui. D’ailleurs, dans les embarrasfinanciers où il se trouvait lui-môme, il lui eût été difficile detrouver soit des espèces, soit du crédit. Les deux souverains sebrouillèrent sérieusement; car le 7 juin 1552 , le Duc se présentaen personne devant les Deux Cents, et, après avoir fait le narréde ce qui avait donné lieu à son différend avec Michel, il se plai-

1 Chronique Lcuzbourg. — 2 II > reconnu! un jour les armoiries de sa Camille,peintes sur une luuiquc de héraut, suspendue parmi les trophées, et qui avait étéprise à l’un de scs ancêtres au combat du Schwadcrlnoh.