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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE»

Fribourg, fut justement offensée quand elle vit que les ouver-tures, faites l’année suivante à ce sujet, étaient accueillies favora-blement chez nous L

La victoire de St. Quentin avait enflé l’orgueil et les espérancesd’Emmanuel Philibert, Duc de Savoie, qui l’avait remportée. Ilconçut le double dessein de s’emparer de la Presse et de récupé-rer le Pays de Vaud. Il crut, quant à ce dernier point, que l’éclatde son nom donnerait à ses prétentions assez de poids pour n’ôtrepas obligé de sortir de la voie des négociations. Il s’entendit avecle Comte de Pollweiler, Général de l’Empereur, et celui-ci vintassiéger Bourg, avec une armée de 10,000 hommes. Berne et Fri-bourg mirent leurs milices sur pied et jetèrent de fortes garnisonsdans Yverdon et dans Gex.

Ces manifestations et l’héroïque défense des Suisses, que com-mandait La Guiche, sufûrent pour déjouer les plans des agres-seurs. Le Duc entama alors les négociations relatives au Pays deVaud. Il débuta par proposer à la Diète une alliance défensive(1559). En attendant cette décision, les députés savoysiens ou-vrirent, avec Berne et Fribourg, une conférence à Paycrne, la-quelle, pour des motifs particuliers, fut ensuite transférée à Neu-châtel. Nous y députâmes Cléry, Nix, Fruyo, le Trésorier Gottrowet le Chancelier Gournel. Les deux conférences demeurèrent sansrésultat, bien que les Cantons eussent offert leur médiation. Unetroisième entrevue à Bâle, à laquelle assistèrent les ambassadeursde France et d’Espagne, ne fut pas plus heureuse. Quant à l’al-liance proposée par le Duc, elle fut acceptée par Lucerne, Ury,Schwyz, Unlerwalden , Zug et Soleure, malgré les représenta-tions de Berne. Alors, autant pour prévenir une surprise que pourappuyer ses négociateurs, Berne lit de grands arméniens qui don-nèrent de l’ombrage à Fribourg. De faux bruits, répandus par

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