CHAPITRE VIII.
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quelques brouillons *, augmentèrent mutuellement la défiance.Nous armâmes de notre côté, et il ne fallut rien moins que des ex-plications précises et officielles pour nous rassurer 2 . Plus tard le' bruit courut à Berne que les Fribourgeois voulaient incendiercette ville, surprendre Nidau et marcher au secours des cinqCantons contre Glaris. Une députation fribourgeoise se renditincontinent à Berne pour se plaindre de ces bruits injurieux. Surquoi les Bernois, satisfaits de pouvoir rétablir l’harmonie, nousenvoyèrent à ce sujet deux membres du Petit et deux membres duGrand Conseil (1561). Les deux villes tinrent, au commencementde la même année, une journée à Fribourg, où le Valais futégalement représenté , et une autre en septembre à Payerne, oùfurent aplanies toutes les difficultés encore ventilantes au sujet duPays de Vaud 3 .
Le Duc de Savoie tenta une nouvelle réclamation, lorsque lapaix eut été conclue entre la France et l’Espagne. Mais les deuxvilles s’opiniâtrèrent à ne pas vouloir se dessaisir de leurs con-quêtes et force fut au Duc d’y renoncer; ce qu’il ne fit qu’en 1564,à la conférence de Lausanne, qui lui rendit les districts de Cha-blais, Gex et Genevois *, à condition toutefois que les provincesrestituées fussent maintenues dans la religiou évangélique 5 . Troisans plus tard il revint à la charge et envoya à Fribourg le baronOdinet de Montfort et le Seigneur du Crêt, chargés de revendi-quer le comté de Bomont. On fit une réponse dilatoire, et cettedernière réclamation n’eut pas plus de suite que les précédentes.
En attendant, le service français allait son train. Les Suissesn’en étaient pas moins traités en France comme tous les autresétrangers et peut-être plus durement encore. La diète fit entendre
•Surtout par l'ambassadeur d'Emmanuel Philibert, qui réunissait les pouvoirsde l’Empereur et du Roi d’Espagne à ceux qu’il tenait de son maitre. — • J’ignoreà quelle occasion les deux villes convinrent la même année de ne jamais nommerpour sur-arbitres dans leurs différends ni Secrétaire de ville, ni Grand-Sauticr, niSecrétaire d’Etat. A. C. — 3 Tillier n’en parle pas. — 1 Le Chancelier Cyro s’étaitfortement prononcé contre cette restitution. VuUicmi-i. — 8 Vullicmin.