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Seconde partie.
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CHAPITRE IX.

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» faire la visite des armes, à moins de bruict que faire soy» peult à tous ceulx de ta charge pour cognoislre sils sont pour-» veus de piques et hallebardes et si les harquebusiers et mous-» quetaires sont garnys de mesche, pouldre et baies, etc. 1 . »

Malgré les anathèmes lancés du haut de la chaire par le PrévôtWerro, les recrutemens pour les puissances étrangères allaientleur train. On renforça de 100 hommes la garnison de Gênes :elle fut même portée plus tard à 600 hommes. La France ayantobtenu de la Suisse une levée de 10,000 hommes, Fribourg four-nit aussi son contingent. La mort de Henri IV fit une sensation pro-fonde en Suisse, sans cependant rien changer à nos habitudes.Jacques Féguely alla se mettre à la tête d’un régiment qui se dis-tingua aux dilférens sièges entrepris par Louis XIII. Il n’y eut, àl’égard de la France, qu’un moment d’hésitation en 1613, lors-qu’elle nous demanda des auxiliaires contre la Savoie. Mais on seravisa bientôt quand l’ambassadeur eut pris le haut ton. On s’em-pressa d’obtempérer, et S. E. vint elle-même à Fribourg remercierl’Etat. Elle fit des largesses aux Jésuites, aux Capucins, aux ti-reurs , même à l’ermite. Plus tard Messeigneurs furent au comblede la joie, quand ils apprirent que Jacques Féguely avait obtenuune lieutenance dans les Cent-Suisses. Ils en remercièrent le Roiplus qu’humblement 2 , en lui recommandant cestuy nostreCanton. En 1611, Ulric d’Englisberg prit part à l’expédition dudauphiné, et, en 1621 , la France obtint la formation d’une com-pagnie fribourgeoise, qui fut placée sous les ordres d’OulmanHeid, fils illégitime de l’Avoyer. Depuis lors le service de Franceprit un caractère de stabilité qu’il conserva jusqu’à la révolution.Du reste, quiconque payait, était le bienvenu.

L’Espagne et la Savoie étant alors en guerre, on laissait lepassage libre aux Savoyards tout comme aux lansquenets et auxBourguignons, d’où une foule de réclamations contradictoires.

1 À. C. Man. de 1609. — 2 Propres termes de la lettre du 2 août 1619. A. C.

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