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Seconde partie.
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CUAIMTHE IX.

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n’avait eu lieu, et déclara en même temps que sou intention n’a-vait jamais été d’user de violence, mais de respecter les traités, cequ’elle avait toujours fait.

Fribourg consentit à l’enquête proposée, toutefois seulementpour ce qui concernait l’intrigue et non pour connaître les adhé-rens et les adversaires du plus. Elle veut bien accepter aussi l’in-tervention des députés; mais si Berne s’y refuse, elle insiste surle partage des bailliages. Nous demandâmes en conséquence queBerne fût tenue de donner à ce sujet des instructions à ses repré-sentons à la prochaine diète.

On sait combien, en présence de telles dispositions, de part etd’autre, toute tentative de conciliation devait échouer. Berne sur-tout se raidit avec une indomptable arrogance et une ténacité quidevaient lui assurer un triomphe définitif. Elle fit plus : elle armaavec fracas. Il y eut des revues militaires à Thoune et à Château-d’QEx. Des mouvemens inquiélans se firent sentir dans le Sim-mcnlhal. Le bailli de Bellegarde sollicita, avec instance, un secoursd’hommes , d’armes et de munitions.

En attendant, l’exercice du culte catholique était proscrit dansle bailliage d’Echallens, et, malgré que nous y eussions envoyé unJésuite, Fribourg dut presque regarder ce fait comme accompli,lorsque Lucerne lui écrivit, sous date du 4 avril 1620, qu’ilavait peu d’espoir de lui donner gain de cause, et que la Franceparut vouloir borner son intervention à de stériles conseils.

« Accommodez-vous, disait son ambassadeur. L’amitié seule» me porte à vous donner ce conseil. Gardez-vous d’aller vousi> mettre en guerre. Messieurs de Fribourg, bien que vous vous» reposiez sur la multitude de vos alliances, vous feriez mieux de» vous en passer et de ne cultiver que celle du Roi. Messieurs de» Berne, renoncez à votre plus, en religion, chose si étrange, que» jamais elle n’a été faite que parmi vous. Considérez que nemo» tenetur stare communiter. »

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