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SECONDE PARTIE.
» mes, les piquiers habillés de corselets luisants comme miroir,» belles espées, la plupart dorées, argentées ou garnies à la Suisse,» d’argent 1 , leurs chausses découpées à la moderne et à l’antique» façon, les morions garnis de beaux panaches de toutes couleurs,» qui les faisoit représenter son soldat. Les mousquetaires fournis» de tout ce qu’est requis et nécessaire à un brave et valeureux» soldat, belles bandolières, mousquets bien polis , les bois riche-» ment avec ossemens élaborés, panaches, cordons de chapeaux,» forchettes ornées de la couleur de la ville ou de la préfecture de» laquelle chaque soldat était ressortissant. »
Après plusieurs salves et manœuvres, le cortège se mit en mou-vement vers la ville, au bruit de l’artillerie qui tonnait de toutesles tours. On avait tiré de l’arsenal 36 canons dont le moindreavait un calibre de 8, le plus gros de 35 livres de fer.
Les troupes se rangèrent des deux côtés de la Grand’rue, de-puis l’auberge des Chasseurs jusqu’au tilleul, en deux haies, aumilieu desquelles la députation délila avec 300 chevaux.
A l’audience du lendemain, on rappela entre autres les servicesrendus par les Jésuites, partout où ils avaient été reçus.
Tout le monde se rendit à l’église collégiale, dont le chœurétait couvert de tapisseries conquises dans le camp bourguignon,à la bataille de Granson. On en voyait une, entre autres, compo-sée de divers feuillages, avec les armes du Duc. Une autre, quiavait été donnée par l’Avoyer Ileid, représentait, en plusieurspièces, l’histoire de Joseph. Le maître-autel, richement décoré,resplendissait des feux de dix candélabres de bronze. La trame etle filet du devant d’autel étaient d’or, la broderie fort relevée àbosses, ornée de perles et pierres précieuses, aux armes d’En-glisbcrg- On remarquait encore le tableau de la Sic Trinité, une
* Les anciens Suisses ne connaissaient que le fer. Par contre, ils ne vendaientpas leur liberté, il» la défendaient.