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Seconde partie.
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CHAPITRE IX. 325

1 madone d’argent, une statue de St. Nicolas, du même métal, unej croix de jaspe et quantité de reliques.

Ce fut le Jésuite Collaurath, qui prêcha, et le Nonce officia, auson d’un brillant orchestre. Après l’office, il octroya à tous lesassistans 7 ans d’indulgences.

Pierre Montagne (Montenach?) lut ensuite à haute voix l’acted’alliance, puis l’on prêta serment. On chanta le Te Deum, auI son de toutes les cloches, « qui bondirent de joie, dit la relation,» 22 canons, outre les campagnardes et mousquets à croc, faisanti » d’aultre côté paraître que la solennité ne pouvait cstre hono-» rable sans qu’ils fussent de la partie. »

On dîna à la Maison-de-ville. La grande salle était tendue detapisseries desGobelins, représentant « animaux, chasses, jardins,» palais, estangs, rivières et maisons de plaisance. » A droite enentrant, on voyait les écussons des Cantons catholiques, à gauche,ceux de l’Evêque, chapitre et dixains du Valais.

On avait étalé sur les buffets toute l’argenterie de la ville, aunombre de 1500 pièces, « subtilement travaillées, d’une incroyable| beauté et valeur. »

[ Après dîné , on joua sur la place Notre-Dame , la comédie duJ Roi Saül. Le prologue représentait le Roi des Scytes démon-trant à ses enfans les bienfaits de la concorde, sous l’image d’unfaisceau de flèches. Pour la clôture, le frère Nicolas de Flüe vintprêcher l’union, et le tout se termina par la distribution ordinairedes prix aux écoliers.

Tout ceci était fort beau : une seule chose manquait à ces bril-lantes images : la vérité. On prêchait la concorde, tout en cou-vant des pensées de guerre, et faire intervenir Nicolas de Flüe, àla veille de jeter le gant aux réformés, c’était ajouter la dérision! au mensonge.

On eut à regretter la mort du portier de Bourguillon, qui, par