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Seconde partie.
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SECONDE l'AKTIE.

octroyé par le fondateur lui-même, n’existe plus, on sait, à n’enpouvoir douter, que la constitution qui fut écrite sous les Kybourg,70 ans plus tard, en est une copie littérale *.

Or, nous avons vu que, selon cette charte, la toute-puissancelégislative résidait dans la communauté qui se faisait représenter,pour l’exercice ordinaire de sa souveraineté, par un Avoyer et unConseil de 24 membres appelés alors Jurés 2 . Cette autorité futdepuis appelée Petit Conseil, chargée des pouvoirs exécutif, ad-ministratif et même judiciaire. La llandfcste fait aussi mention duboursier soit vendier, du curé, du maître d’école et des portiers,parce qu’alors ces emplois n’étaient pas sans importance politique.Il n’est parlé des Bannerets que 150 ans plus tard; mais nuldoute qu’ils existèrent dès le principe. Car il ne faut jamais ou-blier que la communauté était une colonie militaire, divisée parbannières, dont chacune avait son chef. Eu temps de guerre, l’A-voyer était capitaine et les Bannerets ses lieutenans. Quand, aumoment du danger, le Banneret arborait sa bannière, devant samaison, ou que, la prenant en main, il sortait dans la rue, tousles hommes, en état de porter les armes, devaient sc joindre à lui,se rallier sous son étendard 3 et le suivre. Chaque Banneret étaitélu par son quartier. On ignore si ces chefs populaires étaientdéjà investis du veto. Nous croyons qu’ils n’ont été dotés de celteprérogative que lorsque le peuple eût délégué ses pouvoirs à unConseil spécial. Ils représentaient non-seulement la ville, maisaussi le peuple des campagnes, qui, pour cela, les salariaitL

Mais la communauté conserva, jusqu’à l’époque que nous al-lons traiter, toute liberté de se régir comme bon lui semblerait et

1 Dertoldus. jura , que in presenti volumino sunl scripta, Iturgensibus.

conlulil. Ilandj'este. — 2 Eu 1275 ils prennent déjà le litre de Conseillers, — 3 Eu1513 ces quatre drapeaux furent déposés à la Chancellerie. — * Abrégé historiquedes constitutions de la ville de Fribourg. Entre autres prérogatives, les Ilannerctsavaient aussi celle d’ouvrir les danses sur les Urand’places, le jour de la dédicace.C’est en 1491 qu’il est, pour la première fois, fait mention de cet usage qui s’estmaintenu jusqu'à la révolution.