CHAPITRE VIII.
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est pas fait mention d’une circonstance relatée dans la feuille d’avisde Berne, de 1731, en ces termes, sous la rubrique : Fribourg.
« Une femme, âgée de 44 ans, native de Corbières i , a été icipendue et après brûlée. Elle est accusée de sorcellerie, et elledoit avoir confessé plusieurs choses à la torture et afin qu’elle nepût ensorceler ou enchanter personne en chemin, on la mena surla place de l’exécution par derrière et les yeux bandés. »
Anne-Marie Schorderet, née Perrin, fut également accusée desorcellerie par Joseph Gillierd, qui prétendait qu’au moment oùelle lui avait offert un verre d’eau, celle-ci avait commencé à bouil-lonner avec une telle force qu’il semblait que c’était des fusées. Plusheureuse que la Corrupt, cette prévenue échappa à la mort.
Le jeune Huber, enfermé pour nous ne savons quel délit, par-vint à briser ses fers, par l’effet, dit-il, de quelques prières. Onaima mieux y voir du sortilège (passaucr Kunst) ; car, dit le pro-tocole du 4 Avril 1653, il eût fallu une prière bien puissante.
On exorcisait ceux qui tombaient du haut mal. On donna douzeliv. à Gabriel Chassot, de Bussy, afQigé des écrouelles, pour allerà Paris se faire toucher par le roi (1666).
Une épizootie ayant atteint, en 1694, la race chevaline, on ac-cepta avec reconnaissance l’offre d'un prêtre savoyard de toucherles chevaux avec la clé de St. Garin, soit pour les préserver, soitpour les guérir, comme cela s’était déjà pratiqué pour le bétail àcornes, en 1669.
En 1656, les communiers do Bulle prièrent le gouvernementde demander au Pape ses bons offices pour la destruction des verssi nuisibles aux récoltes. On a vu combien cette intervention étaitcoûteuse.
Un siècle plus tard (1750), la ville de Bienne se plaignit augouvernement de Fribourg du curé de Planfayon, Limberger, quiétait allé y entreprendre un exorcisme.
1 Catherine Répond était de Villarvotard.