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TROISIÈME PARTIE.
On trouve encore, en 1771, une femme possédée. Nous avonsvu nous-même, au commencement de ce siècle, au Gotteron, unenfant qu’on disait possédé.
Quelques années après, l’Etat s’opposa à la publication d’unesentence d’excommunication contre la vermine et la stérilité desterres, accordée par l’évêque au bailliage de Vaulruz.
La comète de 1664, à l’instar des précédentes, inspira les plusvives inquiétudes, ainsi que celle de 1681. Le gouvernement or-donna une procession solennelle à ce sujet, défendit les bals noc-turnes et fit exposer le St. Sacrement. « [I serait curieux, » dit lechanoine Fontaine, « de savoir si les habitants de cette comète» eussent été aussi effrayés de voir notre terre, quo nous le fûmes» en voyant la leur. On pourrait juger par là du différent degré» de culture. »
La cabale, cette science chimérique, qui prétendait enseignerl’art d’enchaîner les puissances supérieures pour les faire agir surle monde inférieur et produire par là des effets surnaturels , avaitencore des adeptes. Voici ce qu’en dit un contemporain, l’hommequi était peut-être le plus instruit chez nous à celle époque : « La» cabale est une science réelle. Weissenbach , capitaine de notre» régiment, prenait une plume neuve, la trempait dans l’encre de» la main gauche, formait des points en carré pendant que l’encre» durait; ensuite partageait ces points en douze chambres et tirait» ses conséquences suivant le cours des astres et des planètes. Il» devina ainsi l’issue de la guerre de 1712. » 1
La corruption et la férocité des mœurs étaient au comble et ac-cusaient honteusement les deux castes réunies, qui s’étaient donnéla mission d’instruire et d’élever le peuple. Le pays était infesté debrigands, surtout les environs de Bulle, où une cinquantaine d’indi-vidus armés se tenaient cachés dans les montagnes et les bois (1666).
1 D’AU, hors d’ueuvrc.