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TROISIÈME PARTIE.
EE., prit sur lui de laisser partir la garde sur le champ. Bien que,sur le territoire bernois, les députés de Fribourg payèrent unechopine de vin à chaque soldat; ce qui ne coûta que trois louis L
A côté de Mulinen, se trouvait dans la voiture Limbach, anciengreftier, et sur le devant Graffenried de Villars, fils, avec le jeuneThorman. Le premier avait ordre d’envoyer, toutes les 3 heures,une estafette à Berne 2 .
La halte faite, on alla à la Singine rejoindre l’autre moitié dudétachement de la garde, qui était allé prendre possession de ceposte. Alors on y distribua les cartouches et les pierres à fusil,malgré la pluie, et on fit charger les armes, puis on se mit enmarche vers les 5 heures du soir.
Il y avait du monde dans et devant le cabaret de Wünnenwyl,mais joyeux et tranquille. A Schinilten, où Mr. Ryhiner fit ferrerson cheval, un homme, de Bôsingen, demanda au député si lesouverain était sage, ou s’il était fou. Vis-à-vis Mariahilf, il y avaitun grand attroupement, et sur les physionomies se peignait le mé-contentement. Entre Berg et Lustorf, onse fit précéder dans le boispar deux éclaireurs. A Viliars-les-joncs, le député vit le lieutenantPierre Zurkinden et un autre, qui avaient l’air étonné de le voir là.Ils portaient leur couteau de chasse en bandoulière. Quand on arrivaaux Neigles, on battait la retraite en ville, à 9 heures. Mr. de Bussy,avec deux soldats de son régiment, vinrent à la rencontre. Mr. Ryhi-ner forma sa troupe et voulut attendre le retour d’un officierqu’il avait envoyé pour savoir s’il irait encore se camper sur laplace Notre-Dame. L’officier ne redescendit pas, mais Mr. le Rath-ammann Landerset vint annoncer qu’il était chargé de conduire latroupe sur la place. Mr. Gottrau Breloque vint aussi au-devant dela troupe, disant que les dragons seraient tous logés dans la ville-basse, mais ils n’arrivèrent que pendant la nuit, et Mr. de Froide-
1 Manuscrit de Diesbach. — 2 Archives de la chambre secrète de Berne.