CHAPITRE IX.
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autre poser les armes, et qu’ils intercéderaient alors pour ceux quise seraient laissé séduire, ou qui auraient été forcés de se joindreaux rebelles, il ne vit d’autre moyen que celui défaire exécuterpromptement cet ordre *, et un nombre de plus de 800 hommesayant été faits prisonniers, on en chargea 249 de porter les armesen ville, et on les renvoya ensuite chez eux, le même jour (à l’ex-ception de ceux toutefois, qui étaient accusés d’avoir participé aucomplot) avec ordre d’aller informer les villages des hommes deleur séduction. »
Environ 800 fusils furent livrés, dont plusieurs étaient sanschien et sans pierre. Il y avait aussi des fusils de chasse, parmilesquels messeigneurs reconnurent des leurs 2 . La plupart descampagnards ignoraient pour qui ils avaient pris les armes. Ilsavaient cru venir au secours de la patrie, de la religion. Mr. Ry-hiner leur demanda, avant qu’ils missent bas les armes, qu’ilseussent à livrer leurs chefs. Mais ceux-ci avaient pris la fuite. Cefut M. Froideville qui promit à Gremion sa grâce, s’il se rendaità discrétion 3 .
Toute la ville accourut sur les Places pour voir ces prisonniers,qui avaient l’air plus morts que vifs. On les renvoya, après avoirinscrit leurs noms, ainsi que le médecin Thorin. On ne retint queGremion et quelques autres \
Le représentant bernois et le major de ville Ryhiner s’empres-sèrent d’informer leur gouvernement de ce qui venait de se passer.Leurs lettres sont datées du 4 Mai 5 . Le même jour arrivèrent lesreprésentants de Lucerne et Soleure, annonçant que ces deux Etatstenaient leurs troupes prêtes.
Sous date du 4 Mai, à 3 fa heures, le bailli de Vevey (Lentulus)
1 Gremion déclare que , se rendant à sa bande pour lui faire poser les armes,Chenaux lui demanda s’il n’avait rien pu obtenir pour lui, et que lui ayant réponduque non, il prit la fuite, et Raccaud de même. 1Yole annexée à la relation officielle,— 2 Mémoires de Diesbach. — 3 Ibid. — i Ibid. — 5 Archives de la chambresecréte de Berne.