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TROISIÈME PARTIE.
monie dans toutes les classes de l’Etat, ne, sauraient, pour y par-venir, renoncer à l’exhibition et à la communication des titresqui concernent leurs commettants. »
« On n’a pas oublié que le magnifique Seigneur, Représentant dela République de Berne, feu Monsieur Manuel, au moment de sondépart, ne put dissimuler aux Députés de la bourgeoisie, en pré-sence des magnifiques Seigneurs, Représentans des Louables Can-tons de Lucerne et de Soleure, qu’effectivement il y avait desdroits et des titres que la bourgeoisie était fondée à réclamer, maisque, par ses dernières représentations, elle en désignait plusieursqui ne la regardaient pas. Là-dessus, ayant été supplié d’indiquerceux qu’il trouvait tels, Mr. Manuel, sans s’expliquer plus outre,témoigna qu’il était pressé, et se retira avec les autres SeigneursReprésentans. C’est ainsi que finit leur mission. »
« La demande des titres, déjà justifiée par ce discours, doitl’être encore davantage à la vue de la déclaration de Leurs Ex-cellences, du 11 e Décembre dernier, et des Chartes et Constitu-tions que la bourgeoisie réclame. »
« En effet, la déclaration du 11 " ,e Décembre porte, art. 1 , queles bourgeois auront leur entrée aux assemblées de la St. Jean età celles pour la nomination des Seigneurs Avoyers : Le tout ainsi,dit l’article, qui! a toujours été usité, à teneur de l’ordon-nance de 1404 et de 1553, qui y ont toujours été lues, et surlaquelle on prête, chaque année, le serment accoutumé. »
« Quoi ! Leurs Excellences citent elles-mêmes les ordonnancesde 1404 et de 1553, lois constitutives et fondamentales. Elles re-connaissent authentiquement que, chaque année, on en fait la lec-ture en assemblée solennelle de la St. Jean, et que chacun prêteserment de s’y conformer, mais qui ne s’en étonnerait? Ce sontces ordonnances là même que l’on ne veut pas communiquer etque l’on condamne aux ténèbres, comme s’il n’appartient pas à labourgeoisie de s’instruire parfaitement de ses prérogatives et de