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TROISIÈME PARTIE.
« Instruite de la vérité, ce n’est plus à LL. EE. que la bourgeoi-sie demande ses titres. Elle les demande à ses Bannerets, qui enont été chargés en son nom, pour en être les conservateurs etpour les reproduire lorsque le cas l’exigerait. Ainsi sans compro-mettre la dignité de LL. EE. vous pouvez désormais, Illustres etMagnifiques Seigneurs, en conseiller la remise. »
« On se flatte qu’on n’objectera plus que ce sont de vieux parche-mins , auxquels il n’est plus permis de remonter ; car des parche-mins lus et publiés solennellement chaque année et dont on jurel’observation, ne sont-ils pas toujours renouvelés, et, sans blesserla foi publique, serait-il permis de les mettre au rang des pape-rasses? »
« Dira-t-on peut-être encore que les Constitutions ne regardentpas la bourgeoisie ? Et comment ne la regarderaient-elles pas,puisqu’elle les a faites d’un commun accord avec ses Magistrats,dont tous les pouvoirs ne sont qu’annuels, qui tiennent de la bour-geoisie leur existence, et qui ne forment avec elle qu’un mêmecorps? »
« Mais qu’il soit permis de vous le demander, Illustres et Magni-fiques Seigneurs, conseilleriez-vous à la bourgeoisie d’articulerdes griefs particuliers, sans avoir ses titres et ses Constitutions ?Vous les connaissez et vous n’ignorez pas qu’elles furent garantiesen 1481, par les huit premiers cantons, et ensuite par les autres,à mesure qu’ils sont entrés dans la Confédération helvétique. Labourgeoisie attend de la justice et de la bonne foi, qui vous ca-ractérisent, Illustres et Magnifiques Seigneurs, que vous concour-rez de tout votre pouvoir à réformer les abus que l’intérêt parti-culier d’un très-petit nombre de familles a introduits, au préjudicedes Constitutions et de la bourgeoisie eu général. C’est là tout ledétail, où la bourgeoisie puisse entrer quant à présent. Si elles’étendait plus loin, il paraîtrait qu’elle sollicite des faveurs et desprivilèges, ou qu’elle désire de nouvelles Constitutions, tandis que