CHAPITRE IX.
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légement d’impôt, la communication de quelques titres et la per-ception des amendes par les autorités locales.
4° La conférence reconnaît que la constitution n’a pas toujoursété respectée, et engage le gouvernement de Fribourg à remédieraux abus.
Il va sans dire que le gouvernement adressa des remercîmentset des cadeaux aux membres de la conférence, pour ce beau ré-sultat. La livrée elle-même ne fut pas oubliée.
Dès que la bourgeoisie eut connaissance des décisions qui laconcernaient, elle se rendit sur le champ chez l’avoyer Gady, pourprotester contre tout ce qui venait d’être lu. Sur son refus d’ac-cueillir cette protestation verbale, les commis de la bourgeoisie,l’avocat Rey, Ignace Girard et le notaire Guisolan la convoquèrentsur la place Notre-Dame, pour les 7 heures du soir, afin d’allerporter leurs protestations en corps et par écrit.
Mais la corruption et la terreur avaient déjà paralysé l’élan po-pulaire. Personne ne parut à l’heure indiquée. Les trois commisfurent bannis de toute la Suisse, victimes de leur dévo^ment L
Deux autres citoyens qui avaient commandé l’assemblée, ou prisle pater, furent condamnés pour deux années à la maison de cor-rection.
L’un d’eux, dit Vonlanlhen, au gros cou , obtint sa grâce,l’année suivante.
Maillardoz fut banni pour 6 ans du canton, sous la responsa-bilité de sa famille. Si celle-ci ne s’exécutait pas, il devait être con-damné au bannissement hors de la Confédération, des pays alliés etdu comté de Neuchâtel.
L’avocat Rey, de Vallon, le plus honnête, sans contredit, commele plus capable des mécontents, père d’une nombreuse famille, fut
1 Girard , réfugié au Landcron , ne fut pas inquiété.