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TROISIÈME PARTIE.
exilé. On ne lui accorda que huit jours pour arranger ses affaires LMais un nombreux cortège l’accompagna jusqu’à Morat, en luiprodiguant les plus vifs témoignages de sympathie.
Retiré en France, il y parvint au poste honorable de juge autribunal criminel du département du Doubs. L’une de ses fillesépousa Mr. Dumont de Ste Croix, qui a laissé un fils.
Se fondant sur les réponses bienveillantes qu’ils avaient reçuesde S. M. Sarde, sous date des 26 Mai et 27 Juin 1781, MM. sol-licitèrent l’arrestation de Nicolas Castella et de Jean-Pierre Rac-caud , qui avaient été vus à Carrouge.
Après avoir puni les patriotes, restait à récompenser les lâche-tés politiques et les dévoûments serviles, à faire au peuple quel-ques concessions illusoires, plus propres à raffermir le despotismequ’à l’affaiblir.
On adressa des témoignages de haute satisfaction à tous lescurés qui s’étaient bien conduits.
Dès le 12 Mars, on avait réhabilité dans la bourgeoisie secrètelesHayoz, de Bôsingen; les Gendre, de Belfaux et de Fribourg2(celui de Lossy ne le fut pas) ; les Ruda, de la Corbaz ; les Flay-moz, qui, depuis 328 ans, avaient négligé de se faire reconnaître;les Carrel, de Belfaux; les Zurkinden, de Heitenwyl; ceux deJetschwyl; Helfer, deCormondes; Jungo, de Berg; les Winckler;Weber.
Vers la mi-Août, on fixa à seize le nombre des nouvelles fa-milles qui seraient admises à la bourgeoisie secrète, moyennantune finance de 205 écus, pour ceux qui étaient petits-bourgeoisavant 1684; de 400 écus, pour ceux qui l’étaient depuis; de 600,pour ceux qui ne l’étaient pas encore.
1 Sa maison, rue do Morat, est aujourd’hui la pinte Curty. Deux lettres , quifurent interceptées à Genève , sans date , ni signature, sont évidemment de Reyet prouvent combien il y avait encore de servilisme et de préjugés dans les têtes lesmieux organisées. — 2 La bisaïeule d’Etienne Gendre était Marguerite , fille illé-gitime de Diesbach , de Mézières.