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Troisième partie.
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TROISIÈME PARTIE.

succinct de tous ses griefs, en 14 pages in-folio, que sa longueurne nous permet pas de transcrire L

Deux nouveaux libelles parurent presque en même temps et je-tèrent le gouvernement dans un nouvel émoi. Le premier était in-titulé : Abrégé historique des Constitutions de la ville deFribourg . Genève, où cette brochure fui imprimée , la fit saisiret arrêter l’imprimeur. En remerciant Genève pour cette obligeance,Fribourg eût encore désiré connaître la personne qui avait étéchargée de faire passer le manuscrit, les agents intermédiaires etl’auteur lui-même. Il demanda aussi le manuscrit. Il appelait celtepublication un ouvrage aussi dangereux que criminel.

Le second libelle était intitulé : vol de quelques magistratsde Fribourg , et traitait de voleurs tous ceux qui avaient pris partà l’enlèvement du coffre : les Wcrro, Goltrau, Schaller, Muller,Week, Bourgknecht, Montenach et Vonderweid. Ce manuscrit,ainsi que le précédent, avait été porté à Genève par un fribour-geois qu’on soupçonnait être Majeux, de Bulle, établi à Versoix,comme épicier. Grande rumeur en Deux-cent à ce sujet. On pro-mit 50 louis à celui qui découvrirait l’auteur. On pris l’ambassa-deur de France de soumettre Majeux à une enquête mais l’am-bassadeur ayant demandé à connaître le nom du dénonciateur,Genève ne put, ou ne voulut pas l’indiquer 2 .

Le Tocsin fribourgeois ne parut qu’au mois de Juin, éditépar Raccaud et Guisolan 3 .

D’actives démarches furent faites pour la saisie de l’avocat Cas-tella

i Voir aux archives cantonales le carton intitulé : Affaires de 1781 et suiv. — !A Neuchâtel, le Conseil d’Etat s’assembla exprès pour trailercette alTaire.— 3 Voirla lettre de Genève à MM., sous date du 7 Juillet 1783, et le* enquêtes. — * Voir lacorrespondance à ce sujet avec l’Etat de Berne, les répubiqves de Genève et duValais, qui prêtèrent un concours zélé au gouvernement de Trilourg. A. C. « l'ius,dit Berne dans sa réponse du 20 Mai, au sujet des brochures aisics, nous exami-nons ce libelle anonyme, audacieux et perfide, plus nous croyons y reconnaître le