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TROISIÈME PARTIE.
Les cantons de Berne, Soleure et Fribourg, qui étaient le plusexposés aux attaques du club, s’entendirent pour neutraliser sonaction, autant que possible. Une correspondance active s’établit àcet effet entre les conseils secrets de ces Etats. Us en sollicitèrentla dissolution auprès du ministre et du roi lui-même, aux termesdu traité de 1777 et même l’extradition de neuf membres les pluscompromis, savoir : Castella, Rey, Huguenot, Sudan, Cbappe-ron, Conus, Gremion, Roullier de Sommentier, et Ignace Kol-ly, fils. Le Vorort lui-même appuya cette réclamation. Mais legouvernement français trouva avec raison que les circonstancesn’étaient guères favorables pour faire des concessions de ce genre.
C’eût été plutôt à l’oligarchie des grands cantons à en faire età reculer, sinon prévenir, par de prudentes réformes, une cata-strophe imminente. Mais, comme il est dit :
Dii, quos perdero volunt, démentant.
L’esprit révolutionnaire se manifesta d’abord en Valais, où lapartie française, conquise par le pays d’en-haut sur la Savoie,était traitée comme, à Fribourg, la petite bourgeoisie et les bail-liages. Une insurrection passagère avait déjà éclaté, six ans au-paravant, à Monthey et à S. Maurice, et les huit cantons : Berne,Lucerne, Uri, Schwytz , Unterwalden, Zoug, Fribourg et Soleureavaient prêté, pour l’étouffer, leurs secours aux magnats du Valais.
L’Argovie, le pays de Vaud et même la Gruyère étaient agités.Quelques communes serviles en prirent occasion de faire à leursgracieux souverains une déclaration de dévoûraent. Gletterens futde ce nombre L Le tyranneau mitre du Porrentrui, Joseph deRiggenbach, y excita également des troubles, qui ne furent dissi-pés que par les baïonnettes autrichiennes. Ce fut dans ces circon-stances que Berne refusa à M m ° de Genlis la permission de passerla frontière.
* Mandat du 18 Novembre 1700.