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TROISIEME PARTIE.
Grand’rue, maison Praroman, reçut l’ordre de ne point sortir dela ville qu’il n’eut fait un rapport satisfaisant à cet égard L
De concert avec l’Etat de Berne, on fit transporter les archivesde Morat à Berne , après en avoir dressé un inventaire et apposésur les caisses les scellés des deux cantons.
Les bailliages qui avaient adhéré à la révolution vaudoise etceux qui la répudiaient avaient pris vis-à-vis les uns des autresune attitude hostile, qui menaçait de se traduire en faits.
Pour prévenir un conflit et rassurer surtout le bailliage de Far-vagnyet les localités sises sur la rive droite delaSarine, qui étaientparticulièrement menacées, on envoya quelques militaires à Bulle,chargés d’édifier les habitants sur les intentions pacifiques de LL.EE. Le poste d’Avry demanda à cet égard une déclaration formelle,retint en otage l’un des délégués et en offrit, de son cpté, un dansla personne de l’officier Progin , auquel il associa le citoyen Paris.La déclaration fut donnée, et les otages furent mutuellement rendus.
Il s’était formé dans les bailliages insurgés des comités de sur-veillance, qui menaçaient de séquestrer lesbiens des patriciens, s’ilsn’allaient pas élire leur domicile dans leurs terres. Une circulaire dela teneur suivante fut adressée à tous les grands propriétaires : « De» parle Commandant d’Estavayer et du Comité de surveillance du» dit lieu, à vous le citoyen Curial et Capitaine Crosier, salut et fra-» ternilé : Vous êtes requis de donner au comité, dans les 24 heures,» un état spécifique et inventaire de tout ce qui est à votre con-» naissance appartenant aux citoyens Boccard, Vonderweid et au» Chapitre de St. Nicolas de Fribourg, le 9 Février 1798. »
Le Grand Conseil, consulté par ces propriétaires, ne orut paspouvoir les dispenser d’obtempérer à ces injonctions. C’était abdi-quer par le fait.
Les troupes bernoises, faisant partie de la garnison, n’étaient
* Man. 349.