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Troisième partie.
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CHAPITRE X.

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ville les piquets de tous les bailliages encore fidèles, à l’exceptionde Montagny, ainsi que les artilleurs des anciennes terres et dubailliage de Pont.

On fixa, sur le 2 Février, le renouvellement solennel du vœu,par lequel Fribourg avait déjà été placé sous la protection de laSte Vierge. On s’engagea même à faire faire un pèlerinage auxErmites par une députation officielle *.

La garnison de la capitale formait un effectif de 2000 hommes,y compris les Bernois. Elle fut passée en revue, et on lui lut uneproclamation recommandant le respect des personnes et des pro-priétés.

La haute commission d’Etat, réunie pour la première fois le1" Février, résolut, à l’unanimité, que la Constitution serait im-médiatement soumise à une révision basée sur l’égalité des droitset la liberté, que cette réforme serait annoncée par une proclama-tion, que les commis de la ville et de la campagne seraient con-voqués au plus vite dans la capitale, pour projeter un plan de ré-vision, de concert avec la haute commission d’Etat, que, pourprévenir les troubles, le gouvernement actuel serait maintenujusqu’après les opérations de la constituante, et que ces décisionsseraient communiquées au chargé d’affaires Mengaud, au nom dupouvoir exécutif 2 .

A dater de ce jour, le Grand Conseil déchut au rang de gou-vernement provisoire.

On reçut en même temps de Berne et de Lucerne l’avis officielque les gouvernements aristocratiques de ces cantons s’étaientdéjà exécutés dans le même sens.

Les émigrés ou déportés français, séjournant encore dans lecanton, furent impitoyablement renvoyés, et, sur une réclamationde Mengaud contre l'éducation monastique que recevaient encorequelques enfants français de la Trappe, l’abbé, qui logeait à la

1 Man. 349. — « Ibid.