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TROISIEME PARTIE.
gesse, au corps exécutif la rapidité et l’énergie. Celui-ci composaune Direction de cinq membres et se renouvelait partiellement tousles ans : le Directoire avait, dans chaque canton, son préfet avec sessubordonnés, organes et exécuteurs de la volonté souveraine. Pourfaciliter la marche des affaires, la constitution les répartit entresix ministères.
Dès le 12 Avril, cette constitution avait été acceptée par lecanton de Fribourg et 9 autres dans l’assemblée nationale d’Aarau.Ce jour-là, le respectable martyr de Stæfa, Bodmer, député deZurich, présida un instant , comme doyen d’âge , les deux corpsréunis et leur rappela que cette réunion était une image touchantede celle de ses vues et de l’intérêt général. Du haut du balcon del’hôte!-de-ville, le député Ochs proclama la république helvétiqueet au peuple assemblé l’indépendance de la Suisse. Des salves demousqueterie, d’artillerie et des acclamations, mille fois répétées,annoncèrent l’allégresse publique.
Les représentants du peuple se mirent à l’œuvre avec ardeur.Ils composèrent le Directoire exécutif comme suit : Le Grand, deBâle; Glaire, vaudois; Oberlin, de Soleure; Bays, de Berne ;Pfylfer, de Lucerne. Le Directoire nomma les préfets nationauxet les ministres, et, sur son invitation, l’assemblée réunit toute lafortune des anciens cantons dans une seule et même caisse pu-blique.
Le médecin Déglise, de Châtel, fut nommé préfet national pourle canton de Fribourg.
La transformation eut eu un succès rapide, sans les obstaclessuscités par les cantons dissidents et même par ceux déjà agrégés.Les partis extrêmes se donnèrent la main, comme de coutume,pour entraver le nouveau gouvernement, qui n’eut pas moins deluttes à soutenir contre les anarchistes que contre les aristocrates.Il en eut même, et des plus vives, contre les généraux et commis-