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TROISIEME PARTIE.
guerres français, se présenta à l’administration, requérant, envertu d’un ordre du citoyen Rouhière, commissaire ordonnateur enchef, la vérification des caisses de l’ancien gouvernement et la re-mise de tous les titres de créance sur les pays étrangers. Il voulaitaussi encaisser les espèces et apposer les scellés sur les portes.
La chambre voulut faire opposition et obtenir au moins un délaipour en référera l’autorité centrale; mais Chevalier revint vers lesoir, accompagné de 25 soldats, sommant d’obtempérer.
Il fallut céder à la force. On trouva une valeur de 4-0,000 écus-bons en espèces, en objets d’argenterie et vaisselle; 200,000 frs.de créances; à peu près 1,000 sur la France; 100,000 livres surla Saxe, 36,000 sur Vienne, et 100,000 livres sur Genève *, forthasardées aussi.
Dans son rapport du 30 Avril, aux Conseils, sur cet objet, lachambre s’exprime ainsi :
« Cet enlèvement a ravi tout moyen de faire marcher une admi-nistration assez étendue et de contenter un état-major et destroupes trop nombreuses pour ce pays. Il nous expose peut-être àune insurrection générale. Daignez nous donner des moyensprompts et sûrs pour que le pays ne soit pas victime de plus cruelsévénements. »
» L’arsenal est vide. Demain peut-être on fera vendre nos grainset nos sels. »
» Déjà le général, piqué de ce que nous n’avons pu lui conti-nuer, ainsi qu’au commandant de place, des tables dispendieuses,a ordonné que 800 hommes, ci-devant casernés , seraient logés enville et qu’il leur serait donné une demi-bouteille de vin par jour;ce qui ne leur avait jamais été fourni, ce pays n’ayant point demagasins de vin. »
» Plus de 600,000 livres sont sorties de Fribourg. Le pil-
1 Maison Mallet et Bontemps insolvable.