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Troisième partie.
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CHAPITRE XII.

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on en employa les matériaux. L’ex-conseiller Xavier Féguelydonna, à cette occasion comme en mainte autre, une nouvellepreuve de son patriotisme. Il dressa les plans et les devis de la nou-velle bâtisse, et ils furent approuvés par la Direction. Il dirigea lestravaux et surveilla les ouvriers pendant 9 mois consécutifs, malgréses 73 ans, et tout cela sans la moindre rétribution. Et pourtantFéguely était non seulement patricien, mais noble. On trouve,dans cette honorable famille, plus d’un patriote de ce genre.

Par décret du 11 Août 1798, le Directoire exécutif fut autoriséà destiner le couvent des Ursulines au casernement des troupes età faire réparer cet édifice aux frais de l’Etat. Mais l’ameublementtomba à la charge du canton.

Grande fut l’alarme dans le camp ultramontain, lorsqueparut le décret du Corps législatif, qui ordonnait le séquestre desbiens et en même temps l’apposition des scellés sur la majeure par-tie du mobilier des couvents *.

Dominée par le préjugé public, la chambre administrative ré-clama contre ce décret et alla jusqu’à dire que l’utilité des douzecouvents fribourgeois était incontestable 2 . On voit combien Fri-bourg était encore peu mûr pour les réformes radicales.

Jean Vissaula, de Morat, et Pierre Fornallaz, d’Avenches, fu-rent chargés d’aller à Berne retirer tous les titres concernant lesci-devant bailliages de Morat, Avenches et Payerne.

Les droits féodaux personnels ayant été abolis, restait à sa-voir si les charrois de gravier pour l’entretien des routes tombaientà la charge de l’Etat. On comptait dans le canton 55 lieues degrandes roules, savoir : de Fribourg à la Singine 3 lieues,

» » à Chàtel 10 »

» » à Praroman 2 »

» » à Cheires 9 » jusqu’au

territoire iémanique;

‘ 18 Mai 1798. — 2 Lettre du 19 Mai.