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Troisième partie.
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TU0IS1EME l’AUTlE.

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et éventuellement à l’entretien des couvents pauvres, expulsion desconventuels étrangers ou émigrés de France *, etc.

Mais les immunités cléricales étaient attaquées. Jamais encorele clergé n'a pardonné cette atteinte. Il ne se révolta pas moinscontre la prestation du serment civique, la sanction des mariagesmixtes 2 , et la suppression des lois pénales rendues contre leshérétiques.

Philippe-Albert Stapfer, de Brugg, était alors ministre dessciences et des arts; littérateur distingué, patriote ardent, admi-nistrateur habile, il donna au pays une impulsion immense,trop rapide peut-être; car il heurta, sans y être préparé suffisam-ment, des obstacles qu’il ne put franchir. Il comprit tout d’abordqu’il ne suffisait pas de couper l’ivraie, mais qu’il en fallait arra-cher les racines; que, pour prévenir un nouvel esclavage, il im-portait de détruire les préjugés qui l’avaient amené, que l’igno-rance est la source funeste de tous les maux qui affligent la société,qu’elle livrait les peuples à la discrétion de tous les championsdu principe d’autorité, qui ne l’abrutissaient que pour l’asservir. Larévolution avait brisé la force matérielle de la tyrannie : restait àdompter sa force morale, à ranimer ce souffle d’indépendance»cet esprit de liberté que la science suscite dans les âmes et qui,justement pour cela, lui valent les haines de la réaction. Il fallait,en un mot, renverser de fond en comble le gothique échaffaudagedes écoles et lui substituer un enseignement franchement libéral etprogressif, en l’affranchissant de la tutelle cléricale.

Stapfer entreprit de nettoyer les écuries d'Augias. Après s’êtrefait rendre par toutes les chambres administratives un compte dé-taillé sur tous les établissements d’instruction publique dans chaquecanton, ainsi qu’un préavis de réforme; après avoir placé tous lesconseils scolaires sous la surveillance de ces chambres, il provoquale fameux décret du 24 Juillet 1798, qui établissait des conseils

1 Tillier. — 5 Loi du 2 Août 1708.