CliAlMTKE XII.
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Cet attentat eut lieu le vendredi 5 Avril, à 4 heures du soir. Laflamme, attisée par un fort vent du sud, consuma rapidement laplupart des habitations, et, tandis que la garnison française s’em-pressait de porter tous les secours possibles, la population desvillages voisins assistait les bras croisés à ce triste spectacle, s’enrepaissant la vue avec satisfaction, les uns cherchant même à dé-rober ce que le feu épargnait. Un pareil fait n’a pas besoin de com-mentaire , et, bien qu’il soit au fond étranger à l’histoire du can-ton de Fribourg, nous avons cru devoir le relater, parce qu’il serattache au système d’éducation populaire que le Sonderbund de1847 a tâché de faire prévaloir dans notre pays. II n’est pas sansrapport aux mouvements réactionnaires, qui éclatèrent à cetteépoque dans quelques cantons.
Dans celui de Fribourg, la partie allemande s’insurgea aussi,retint en otage les envoyés du gouvernement *, et poussa ses avant-postes jusqu’aux portes de la ville. Le commissaire du gouver-nement, Gapany 2 , fit venir à Fribourg la troupe soldée du Lé-man, commandée par le capitaine Bessières. Les troupes, envoyéescontre les rebelles, furent repoussées à Heilenried, mais le lieute-nant de gouvernement, Monlenach, et le commandant de district,Stutz, réussirent par leur fermeté à calmer les mécontents. Quelquesinstigateurs furent arrêtés et transportés à Chillon.
Nous empruntons au bulletin officiel du Directoire exécutif lerapport suivant sur ces événements :
« L’organisation de la milice qui, dans plusieurs communes, a» été terminée avec calme, avait rencontré dans quelques autres» des obstacles inquiétants. Il fallut même employer la force dans» la commune de Plasselb pour parvenir à lever l’élite, mais en-» fin les contingents de plusieurs villages étaient déjà arrivés au
1 Tillier. Ibid, page 268, etc. — a II élait de Slarsens. Tillier le dit vaudois. Ilest étonnant que les archives de l’Etal contiennent si peu de détails officiels sur cestroubles.
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