CHAPITRE XII.
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près de la capilale, un camp de 9 à 10,000 hommes de troupesfrançaises, avec injonction de procurer à cet effet les vivres eteffets nécessaires.
Il fallut envoyer une cinquantaine de charretiers au parc d’Aa-rau, et, malgré les promesses les plus formelles que les charretiersfribourgeois seraient indemnisés, toute cette corvée tomba à leurcharge, au risque de faire périr les chevaux d’inanition 1. Plu-sieurs désertèrent leur poste, faute de subsistance. Huit autreschars, envoyés en Valais pour les transports militaires, désertèrentégalement pour le même motif. Ce qui donna lieu à une corres-pondance assez aigre entre les chambres administratives des deuxcantons.
Plus tard, le canton dut fournir un nouveau contingent de char-rois pour le parc d’Yverdon. Il fallut même recourir à la menacepour en obtenir de la municipalité de Fribourg et autres 2 .
Les patriotes fribourgeois, victimes depuis 1781 de l’oppres-sion patriciale, avaient réclamé une indemnité, et le Directoireexécutif avait proposé de la leur accorder. Mais le Grand Conseil
passa à l’ordre du jour sur cette proposition.
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Une scission éclata, vers la fin de l’année 1799, entre les mem-bres du Directoire exécutif. Laharpe, Secretan et Oberlin prirentl’initiative des hostilités ouvertes, en proposant l’ajournement desConseils législatifs, proposition qui fut repoussée par Dolder etSavary. Cette lutte eut pour résultat la sortie du Directoire destrois membres susnommés. Savary continua à faire partie du nou-veau comité exécutif, dont le parti réactionnaire salua l’avénementavec joie.
1 Lettres du 14 et du 24 Octobre au ministre de l’intérieur. — 2 Lettre du 28décembre 1799.