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TROISIÈME PARTIE.
directions ou des moyens coërcitifs. La chambre administrative ré-clamait encore de cette autorité, comme propriété du gouverne-ment, une partie de l’argenterie de la collégiale, que le citoyenJean Montenach, lorsqu’il était lieutenant de préfet, avait soustraità la recherche des Français, et d’abord gardé en dépôt, puis de-venu président de la municipalité, remise au citoyen Gendre, mu-nicipal, fournisseur de la municipalité et en même temps lieute-nant du préfet national L
La chambre eut aussi à réclamer l’appui du Directoire, pour ré-primer l’insolence de l’ancien avoyer Werro, qui, soutenu d’unemanière inqualifiable par le préfet national, refusait d’acquitterune dette à l’État, déjà réelamée par l’ancienne administration 2 .
Elle dut également recourir à l’intervention de l’autorité centrale,pour se faire payer une somme que le citoyen Perrier, d’Estavayer,avait cautionnée en faveur du citoyen Dauphin, lorsque le premierétait encore directeur des sels pour le gouvernement.
Elle eut maille à partir avec le citoyen Gapany, commissaire dugouvernement helvétique.
Enfin la chambre administrative eut encore à se défendre contreun rapport anonyme adressé au Directoire exécutif, lui imputantentr’autres une choquante partialité en faveur de quelques famillespatriciennes et notamment en faveur des 5 inspecteurs des portesde la capitale.
Sur l’invitation du Directoire exécutif, le canton de Fribourg en-voya en Valais un certain nombre de moissonneurs, pour récolterles céréales, vu la pénurie d’hommes qu’y avait occasionné laguerre.
A peine le canton commençait-il à respirer un peu sous le poidsde contributions de tout genre, que le Conseil administratif reçutdu général Hardy l’avis officiel que, le 18 Juillet, il serait formé,
1 Lettres de la chambre administrative au Directoire executif du 17 et 30 Aodt etdu 4 Octobre 1799. — 2 Lettre du 21 Août.