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Troisième partie.
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CHAPITRE XIII.

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conlre-révolution. Bonaparte, qui ne songeait qu’à museler l’élaupopulaire au profit de son ambition personnelle, n’épargna pas lesencouragements à ces hommes qui alors déjà se proclamaient lesdéfenseurs de l’ordre , de la religion et de la morale.

Si le 7 Janvier avait consterné les patriotes, il avait relevé lesespérances de la faction, qu’on appelait austro-olygarchique, à la-quelle le clergé des deux cultes s’était associé. L’existence de cettefaction ne pouvait être contestée.

« Il n’est pas un homme de bien, disait le sénateur Cart, il n’est» pas un homme ayant des yeux et des oreilles et voulant s’en ser-» vir, qui en doute, et qui depuis longtemps ne soit alarmé de ses» progrès et de son influence L »

Le même citoyen appela, dans la séance du 6 Juin, l’attentionde la Commission exécutive et du Corps législatif sur les enrôle-ments pour l’Autriche, dont Neuchâtel était le centre. Rovéréa,Salis, Bachmann 2 étaient à la tète des troupes suisses combattantcontre leur patrie. L’intrigue ourdie à l’intérieur par l’aristocratieet le clergé devait faciliter le succès de ces agressions violentes.Dès les premiers jours de Février parut, à 1 occasion de la mortde Pie VI, un mandement de l’évêque de Lausanne, rempli de la-mentations ordinaires sur les progrès de l’irréligion et de 1 immo-ralité, accusant les empereurs Joseph II et Léopold II de propa-ger l’hérésie, invectivant les prêtres français assermentés et finis-sant par annoncer le retour de lâge d or pour la religion, par lerétablissement des jésuites.

Cette pièce scandaleuse fixa l’attention du gouvernement sur le

1 Séance du 7 Janvier 1800. — 2 Nicolas Gadi et Xavier Lenzbourg servaientdans le régiment de ce dernier. Missiv. Lettre du 17 Juin 1801 à la Commissionexécutive.

Peu de temps avant la victoire du général Lecourbe, dans le Vorarlberg, et la con-quête des Grisons, un corps de ces Suisses émigrés commit dans uue incursion aupays de XVerdenberg les atrocités les plus sauvages.