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TROISIÈME PARTIE.
placet, et il fut enjoint au clergé de soumettre à l’approbation en-core préalable des préfets, toute publication de cette nature.
L’évêque Odet ne s’en tint pas là; digne instrument des oly-garques, il s’était proposé d’entraver, par tous les moyens que sonautorité mettait à sa disposition, les nobles tentatives du Conseild’éducation et, condamnant indirectement ses maximes de tolérance,il adressa à son clergé, sous date du 29 Mars, une lettre pastoralepour les prémunir contre la philosophie du jour et contre ceux quiprêchaient le respect pour tous les cultes.
Invité parle Conseil d’éducation à coopérer à ses travaux, sous lerapport religieux, la réponse qu’il Gt est curieuse. Il s’arroge lechoix des livres et la conGrmation des instituteurs.
Nous transcrivons ce document, dans toute sa pureté grammati-cale, comme digne spécimen des capacités et de l’esprit évangéliquede celui qui réclamait la plus large part dans l’éducation du peuple.LaméGance contre Fontaine, Girard et autres prêtres respectables,qui faisaient partie du Conseil d’éducation, s’y trahit à chaque ligne.
« Honorables membres, »
» Très-flatté de la conGance que vous me témoignez dans votre» lettre, en date du 7 Mai présente année, je me hâte d’y répon-» dre et de vous édiGer sur ce que vous me demandez. »
» Je considère l’éducation de la jeunesse de mon diocèse sous» deux points de vue, comme éducation religieuse et comme édu-» cation civile. Ce serait faire injure à vos connaissances et à vos» sentiments, que de penser que vous voulez vous arroger quelque» droit sur la première, puisqu’elle m’appartient exclusivement. »
» En conséquence, j’ai nommé chacun de mes curés commis-» saire, soit inspecteur des écoles de la paroisse, pour ce qui re->3 garde la religion. Je leur ai ordonné de ne laisser introduire dans» icelles aucun livre, qui puisse influer sur la religion et sur les» mœurs, que je ne l’ai vu et approuvé; j’aide plus exigé, qu’il ne