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TROISIEME l'ARTIE.
» tout bouleverser. Des jours plus heureux commencent à naître,» l’ordre revient petit-à-petil, ceux qui en sont les ennemis sont» réduits au silence. »
» Aussi, je savoure avec la plus grande joie cette première dé-» marche , que depuis que vous existez , vous daignez faire auprès» de moi, pour que je concourre avec vous vers un but commun,» qui doit être une bonne éducation religieuse et civile de la jeu-» nesse de ce canton. Vous me trouverez tout disposé non seule-» ment à vous seconder, mais à employer toutes mes forces vers» ce même but, moyennant qu’il ne soit rien innové dans la mé-» thode d’enseigner notre sainte religion , qui a été, qui est, qui» sera éternellement la même. »
» 2do. Que si vous trouvez à propos de donner quelques» ordres à mes ecclésiastiques ayant charge d’âme, ou tenant les» écoles, cela ne se fasse pas de l’authorité privée des ecclésias-» tiques, membres du Conseil d’éducation, mais d’authorité épisco-» pale toutefois après vous avoir fait les observations que les cir-» constances exigeront. »
» 3tio. Que certains commissaires, que leur emploi paraît dé-» tacher de leur Evêque, et que je désignerai, soyent mis de côté. »
» 4to. Que je serai consulté toutes et quantes fois qu’il sera» question de la religion, ou des mœurs, dans le Conseil d’éduca-» lion. »
» Citoyens, si vous voulez le bien de votre patrie, comme je» n’en doute pas, vous n’hésiterez aucun moment à donner les» mains à ce que je vous propose. Si mon attente, au contraire,» devait être trompée, il ne me resterait qu’à gémir sur les maux» qui en seront la suite et ramasser mes forces pour tâcher de les» détourner. »
» Je suis avec toute la considération possible, »
» Avry, ce 15 Mai 1S0I , »
» f JEAN-BAPTISTE, Évêquede Lausanne. »