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Troisième partie.
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TROISIEME PARTIE.

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dissoudre une assemblée suspecte à l’auberge de la Cigogne, com-posée de soi-disants députés de communes.

Les troupes françaises entrèrent effectivement en Suisse pres-qu’en môme temps que le gouvernement rentrait à Berne.

Il ne faut pas s’imaginer que, dans ce soulèvement, les petits icantons ayenl toujours marché de pair avec les cantons aristocra-tiques. Car ceux-ci ne voulaient pas entendre parler de l’égalité des 1droits proclamés par les premiers. Ils leur avaient même extorquéla promesse qu’ils ne s’immisceraient pas dans les affaires d’autrui.Lorsque la diète de Schwyz vit que la France songeait sérieuse-ment à la dissoudre, elle s’exécuta enfin elle-même.

Les trente députés à la diète cantonale de 1801 et les vingt de jla diète de 1802 furent convoqués au chef-lieu, à l’effet de déci-der de l’opportunité du choix et du nombre des citoyens qu’on en- |verrait au premier consul, au nom et aux frais du canton. Furentnommés: Blanc, avocat, Louis Affry et Déglise, sénateur. La |petite commune de Givisiez fut la seule qui, profitant de l’autori-sation donnée à toutes les communes, se réunit et choisit son re-présentant Louis Affry.

La municipalité de Fribourg s’était prononcée avec force et sansménagement contre le mode d’élection des députés à la consultede Paris. Elle avait même remis une protestation au préfet. Cette 'municipalité fut dissoute.

Furent nommés en remplacement: Joseph Montenach, ex-baillià la Singine , Loltas , ex-agent, Brünisholz, horloger, PhilippePraroman, Gottrau, ancien bailli de Romont, François Moosbrug-ger, Daguet des Tanneurs, Schneuwly des Maçons, Jacques Ga-choud, Guidi, père, Simon Piller.

La minorité de l’ancien corps fut donc conservée.

Jean Montenach, chez qui plus de 40 personnes s’assemblaienttous les jours, avait, dit-on, fortement engagé ses adhérents a