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TROISIEME PARTIE.
tomberait, 44 ans plus tard, victime de cette même faction qu’ilsoutenait ?
La chambre administrative eut une difficulté à soutenir avec cellede Yaud , concernant des biens cantonaux, situés dans le canton deVaud et réclamés par celui de Fribourg. Le 12 Janvier 1803, lesénat demanda au Conseil d’exécution un rapport sur celte affaire.Le collège St.—Michel dut subir le désagrément de voir convertirson gymnase en hôpital militaire. Le préfet national obtint toute-fois du ministre de la guerre des garanties à cet égard pour l’ave-nir. La police saisit un imprimé incendiaire, colporté par l’huissierDélésève et le potier Muller.
La mésintelligence entre l’évêque et le Conseil d’éducation du-rait toujours. Gapany ne se conduisit pas , dans ces circonstances,avec la fermeté qu’on eût dû attendre de lui. Dans sa lettre du 27Janvier 1803, au landammann, il parlait de petites animosités duConseil d’éducation, lesquelles devaient peu surprendre de la partde Jean Montenacb et du père Marchand , placés à la tête de cecorps.
Vers le même temps, George Badoud, démissionnaire, futremplacé comme préfet national par Gapany. Pierre Gendre, lieu-tenant de préfet, fut remplacé par Antoine Berguin, le greffier dutribunal cantonal Guisan par Léon Pcttola , l’accusateur publicChappuis par le D r Barras, et François Genoud, président du tri-bunal du district de Châtel, et Joseph Liaudat, membre de la mu-nicipalité t, furent destitués de leurs emplois, pour avoir pris partà l’insurrection.
Trois membres de la chambre administrative demandèrent leurdémission : Wicky, Carmintran et Thorin. Ræmy avait aussi re-fusé de siéger dans ce corps, depuis le rétablissement de l’ordreconstitutionnel.
' Parmi les réactionnaires les plus exaltés de ce district, se faisait surtout remar-quer le fils de Claude Chenaux , de Châtel, domicilié à Prayoud.