Band 
II.
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MAYENCE .

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Puis viennent ces trois vers mystérieux :

QVEM NVMERVM METRO CLAVDERE BIVSA NEGAT

REX PIE QVEM GESSIT VIRGO LICET HIC CINERESCIT.

SPIRITVS HÆRES SIT PATRIE QVÆ TRISTIA NESCIT.

Et au-dessous le millésime en chiffres arabes:

SL

Cest en 79A, en effet, que Fastrada , déposée dabord dansléglise de Saint-Alban, sest endormie sous cette lame.Mille ans après, car lhistoire mêle quelquefois aux grandeschoses une effrayante précision géométrique, en 179A, lacompagne de Charlemagne sest réveillée. Sa vieille ville deMayence était bombardée, son église de Saint-Alban crou-lait dans lincendie, sa tombe était ouverte. On ne sait ceque ses ossements sont devenus à cette époque. La pierrede son tombeau a été transportée dans la cathédrale.

Aujourdhui, un pauvre bon vieux suisse en perruqueaventurine, vêtu dune espèce duniforme dinvalide,raconte cela aux passants.

Outre les tombeaux, les châssis à statuettes, les tableaux-volets à fond dor, les bas-reliefs dautels, chacune dosdeux absides a son ameublement spécial. La vieille absidede 978, ornée de deux charmants escaliers byzantins , sar-rondit autour dune magnifique urne baptismale en bronzedu quatorzième siècle. Sur la face extérieure de cettevaste piscine sont sculptés les douze apôtres et saintMartin, patron de léglise. Le couvercle a été brisé pen-dant le bombardement. Sous lempire, époque de goût, ona coiffé la vasque gothique dune espèce de casserole.

Lautre abside, la plus grande et la moins ancienne, estoccupée et, pour ainsi dire, encombrée par une grosseboiserie de chœur en chêne noir le style tourmenté etfurieux du dix-huitième siècle se déploie et sinsurge