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Puis viennent ces trois vers mystérieux :
QVEM NVMERVM METRO CLAVDERE BIVSA NEGAT
REX PIE QVEM GESSIT VIRGO LICET HIC CINERESCIT.
SPIRITVS HÆRES SIT PATRIE QVÆ TRISTIA NESCIT.
Et au-dessous le millésime en chiffres arabes:
SL
C’est en 79A, en effet, que Fastrada , déposée d’abord dansl’église de Saint-Alban, s’est endormie sous cette lame.Mille ans après, car l’histoire mêle quelquefois aux grandeschoses une effrayante précision géométrique, en 179A, lacompagne de Charlemagne s’est réveillée. Sa vieille ville deMayence était bombardée, son église de Saint-Alban crou-lait dans l’incendie, sa tombe était ouverte. On ne sait ceque ses ossements sont devenus à cette époque. La pierrede son tombeau a été transportée dans la cathédrale.
Aujourd’hui, un pauvre bon vieux suisse en perruqueaventurine, vêtu d’une espèce d’uniforme d’invalide,raconte cela aux passants.
Outre les tombeaux, les châssis à statuettes, les tableaux-volets à fond d’or, les bas-reliefs d’autels, chacune dosdeux absides a son ameublement spécial. La vieille absidede 978, ornée de deux charmants escaliers byzantins , s’ar-rondit autour d’une magnifique urne baptismale en bronzedu quatorzième siècle. Sur la face extérieure de cettevaste piscine sont sculptés les douze apôtres et saintMartin, patron de l’église. Le couvercle a été brisé pen-dant le bombardement. Sous l’empire, époque de goût, ona coiffé la vasque gothique d’une espèce de casserole.
L’autre abside, la plus grande et la moins ancienne, estoccupée et, pour ainsi dire, encombrée par une grosseboiserie de chœur en chêne noir où le style tourmenté etfurieux du dix-huitième siècle se déploie et s’insurge