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LE RIIIN.
qui échoit à la Hesse en 1473, à Darmstadt en 1632, eten 1802 à Nassau .
Braubach, qui communique avec les bains du Taunus ,est admirablement située au pied du haut rocher qui porteà sa cime le Markusburg. Le vieux château de Saint-Marcest aujourd'hui une prison d’état. Tout marquis veut avoirdes pages. Il me paraît que M. de Nassau se donne les airsd’avoir des prisonniers d’état. C’est un beau luxe.
Douze mille six cents habitants dans onze cents maisons,un pont de trente-six bateaux construit en 1819 sur leRhin, un pont de quatorze arches sur la Moselle bâti enpierre de lave sur les fondations mêmes du pont édifiévers 1311 par l’archevêque Baudouin au moyen d’une largedépense d’indulgences ; le célèbre fort Ehrenbreitstein ,rendu aux français le 27 janvier 1799, après un blocus oùles assiégés avaient payé un chat trois francs et une livrede cheval trente sous; un puits de cinq cent quatrevingtspieds de profondeur, creusé par le margrave Jean deBade; la place de l’arsenal, où l’on voyait jadis la fameusecoulevrine le Griffon, laquelle portait cent soixante livreset pesait vingt milliers; un bon vieux couvent de francis-cains converti en hôpital en 1804; une Notre-Dame romane,restaurée dans le goût Pompadour et peinte en rose; uneéglise de Saint-Florin, convertie en magasin de fourragepar les français , aujourd’hui église évangélique, ce qui estpire au point de vue de l’art, et peinte en rose ; une collé-giale de Saint-Castor enrichie d’un portail de 1805, etpeinte en rose; point de bibliothèque; voilà Coblenz , queles français écrivent Coblentz par politesse pour les alle-mands, que les allemands écrivent Coblence par ménage-ment pour les français . D'abord castrum romain dansl’Altehof, puis cour royale sous les francs, résidence impé-riale jusqu’à Louis de Bavière , ville patronnée par lescomtes d’Arnstein jusqu’en 1250, et, à dater d’Arnould II,par les archevêques de Trêves , assiégée en vain en 1688 parVauban et par Louis XIV en personne, Coblentz a été prisepar les français en 1794 et donnée aux prussiens en 1815.Quant à moi, je n’y suis pas entré. Tant d’églises rosesm’ont effrayé.