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III.
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LE R H IN.

sans compter les petits états, deux sortes de monarchies,les anciennes et les nouvelles. Sauf les restrictions dedétail, les anciennes déclinent, les nouvelles grandissent.Les anciennes sont : l’Espagne, le Portugal, la Suède , leDanemark, Rome, Naples et la Turquie . A la tête de cesvieilles monarchies est l’Autriche, grande puissance alle-mande. Les nouvelles sont : la Belgique , la Hollande, laSaxe, la Bavière, le Wurtemberg, la Sardaigne et la Grèce .A la tête de ces jeunes royaumes est la Prusse , autre grandepuissance allemande . Une seule monarchie dans ce grouped’états de tout âge jouit d’un magnifique privilège, elleest tout à la fois vieille et jeune, elle a autant de passéque l’Autriche et autant d’avenir que la Prusse; c’est laFrance .

Ceci n"indique-t-il pas clairement le rôle nécessaire dela France? La France est le point d’intersection de ce quia été et de ce qui sera, le lien commun des vieilles royautéset des jeunes nations, le peuple qui se souvient et le peuplequi espère. Le fleuve des siècles peut couler, le passage del’humanité est assuré ; la France est le pont granitique quiportera les générations d’une rive à l’autre.

Qui donc pourrait songer à briser ce pont providentiel?qui donc pourrait songer à détruire ou à démembrer laFrance ? Y échouer serait s’avouer fou. Y réussir serait sefaire parricide.

Ce qui inquiète étrangement les couronnes, c’est quela France , par cette puissance de dilatation qui est propreà tous les principes généreux, tend à répandre au dehorssa liberté.

Ici il est besoin de s’entendre.

La liberté est nécessaire à l’homme. On pourrait direque la liberté est l’air respirable de Pâme humaine. Sousquelque forme que ce soit, il la lui faut. Certes, tous lespeuples européens ne sont point complètement libres;mais tous *Je sont par un côté. Ici c’est la cité qui estlibre, là c’èst l’individu; ici c’est la place publique, làc’est la vie privée ; ici c’est la conscience, là c’est l’opinion.On pourrait dire qu’il y a des nations qui ne respirent quepar une de leurs facultés, comme il y a des malades qui nerespirent que d’un poumon. Le jour où cette respiration