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III.
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CONCLUSION.

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leur serait interdite ou impossible, la nation et le malademourraient. En attendant, ils vivent, jusqu’au jour oùviendra la pleine santé, c’est-à-dire la pleine liberté. Quel-quefois la liberté est dans le climat ; c’est la nature qui lafait et qui la donne. Aller demi-nu, le bonnet rouge surla tête, avec un haillon de toile pour caleçon et un haillonde laine pour manteau; se laisser caresser par l’air chaud,parle soleil rayonnant, par le ciel bleu, parla mer bleue;se coucher à la porte du palais à l’heure même où le roi s’ycouche dans l’alcôve royale, et mieux dormir dehors que leroi dedans ; faire ce qu’on veut ; exister presque sans tra-vail, travailler presque sans fatigue, chanter soir et matin,vivre comme l’oiseau; c’est la liberté du peuple à Naples.Quelquefois la liberté est dans le caractère même de lanation; c’est encore là un don du ciel. S’accouder tout lejour dans une taverne, aspirer le meilleur tabac, humerla meilleure bière, boire le meilleur vin, n’ôter sa pipe desa bouche que pour y porter son verre, et cependantouvrir toutes grandes les ailes de son âme, évoquer dansson cerveau les poètes et les philosophes, dégager de toutla vertu, construire des utopies, déranger le présent, arran-ger l’avenir, faire éveiller tous les beaux songes quivoilent la laideur des réalités, oublier et se souvenir à lafois, et vivre ainsi, noble, grave, sérieux, le corps dans lafumée, l’esprit dans les chimères; c’est la liberté de l’alle-mand. Le napolitain a la liberté matérielle, l’allemand a laliberté morale ; la liberté du lazzarone a fait Rossini ; laliberté de l’allemand a fait Hoffmann. Nous, français , nousavons la liberté morale comme l’allemand et la liberté po-litique comme l’anglais ; mais nous n’avons pas la libertématérielle. Nous sommes esclaves du climat; nous sommesesclaves du travail. Ce mot doux et charmant, libre commel’air, on peut le dire du lazzarone, on ne peut le dire denous. Ne nous plaignons pas, car la liberté matérielle estla seule qui puisse se passer de dignité ; et en France , àce point d’initiative civilisatrice où la nation est parvenue,,il ne suffît pas que l’individu soit libre, il faut encore qu’ilsoit digne. Notre partage est beau. La France est aussinoble que la noble Allemagne ; et, de plus que l’Allemagne, ,elle a le droit d’appliquer directement la force fécondante