ßeux-cents arreta que tout le Senat seroit suspendu,et que la commune seroit convoquee aussitot quetraite, ratifie par Leopold, auroit ete renvoye.Peu de jours apres, la commune s’assembla, le senatet le bourgmestre cberclierent ä se disculper, enfaisant valoir leurs bonnes intentions; cette byponcrisie irrita encore plus le peuple; mais, choseassez rare, il sut moderer son indignation, et s’enremit du jugement des coupables au Deux - cents,qui aussitot punit-de bannissement ävie R. Scboen, •et exila dix-huit senateurs pour un certain nombred’annees. Le traite conclu avec l’Autriche fut an-nule.
Ces magistrats subirent leur jugement sans cher-cber ä troubler l’Etat par aucune menee dans l’etran-ger. Cet evenement contribua beaucoup ä resserrerles liens de l’union des Suisses , et ä porter l’opinionpublique vers une distribution des pouvoirs mieuxcombinee.
On etablit une reelection periodique de six ensix mois du senat et du bourgmestre. Les electionsirregulieres des tribuns furent portees ä la decisiondu Deux-cents.
Un senateur, appuye par le suffrage de deux deses collegues, pouvoit porter lobjet d’une delibera-tion du senat au conseil des Deux-cents.
Puisqu’il n ’y a qu’une raison eclairee et calmequi puisse concevoir de bonnes loix constitution-nelles, on est etonne de voir qu’elles ne s’etablissentquau milieu des convulsions politiques. Mais, cet
3