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ASCIESNB CONSTITUTION
en est d’autres qui entravent et qui decouragent lesplus heureuses dispositions. C est sous cette penibleinfluence que l’homme de bien doit savoir bornersa sphere d’activite, commander aux elans de sonesprit et de son ame, plier en quelque sorte sesvues aux temps et aux hommes auxquels il se trouveassocie.
Quelque sensibles que fussent les imperfectionsde la Constitution de Zürich, elles ne contrarioientpas les idees genereuses; mais il falloit, comme dansla plupart des republiques, une grande habilete pourchoisir le moment de faire adopter les reformesmeme les plus desirables.
Le Senat etoit compose de einquante membres ycompris les vingt-quatre tribuns. Pour un corps quidevoit exereer toute l’activite du gouvernement, iletoit trop nombreux, et cette circonstance donnoitsouvent beaucoup de lenteur aux deliberations; sou-vent, aux resolutions de la necessite la plus urgente,eile fit substituer de trop foibles mesures. Les tribunsentravoient quelquefois la marche du senat, en leurqualite de gardiens des prerogatives des tribus. Te-nant leur emploi de l’affection de leurs concitoyens,ils furent souvent les avocats non-seulement des in-terets et des prejuges de leurs corporations, maisencore des opinions de cette classe.
Depuis le temps de Brun, plusieurs arts et me-tiers s’etoient perdus, d’autres s’etoient eleves. Ceschangementsnecessiterentde nouvelles dispositions;les tribuns prirent a täche de faire conceder de nou-