BE L’ARISTOCRATIE DE BERNE.
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sbt jusqu’aux habitudes du caractere national. L’as-cendant d’un prince valeureux et magnanime, celuid’une noblesse guerriere qui ne combattoit que•pour la paix, sa condescendance ä se soumettre auxmeines loix que ceux qui vivoient de la culture desterres ou de leur industrie; l’attachement de tousä la chose publique, furent les genies tutelaires quiVeillerent sur Berne; leur pouvoir bienfaisant sefit sentir dans les evenements glorieux des sie-cles suivants, et dans la formation progressive de /eette aristocratie , qui ne fut troublee par aucunegrande revolution , et sut se maintenir pendant sixsiecles.
Pour apprecier l’esprit d’un gouvernement, ilfaut suivre les procedes et la conduite des grandsbommes qui l’ont servi; ceci demande quelquesdeveloppements historiques.
Peude temps apres la mort du duc Bertliold v,'en1218, l’empereur Frederic nconfirma les privilegesobtenus par le fondateur, et eleva Berne au rangdune ville imperiale. Ce n etoit point un vain nom ,ilprocuroit des libertes essentielles ; il assuroit ä toutson territoire l’avantage de relever immediatementde l’empire.
Le gouvernement avoit une forme tres simple ;on ignoroit dans ce temps la distinction des-pou-voirs, qui souvent, au lieu d’affermir l’ordre so-cial , a servi a le renverser (t). Le Sentiment de
(1) On est tres eloigne de pretendre que la Separation