BE L’ARISTOCRATIE BE BERNE. g5
chäteau de Thun, Ellerbach voulut surprendre leurville; il en approcha, les vieillards prirent les armes,et avant l’arrivee des secours envoyes de l’armee deThun, l’ennemi se vit battu par les mains defall-lantes de ces vieillards. Par ces differents exploits lesBernois n’avoient pas conquis un seul village; maisla defense de la liberte, le charme de la valeur,leur avoient donne la passion de la guerre.
Tant de defaites decouragerent les ennemis; laville de Fribourg, et pour l’Autriche et la noblesse,la reine Agnes du fond de sa retraite de Koenigs-feld, demanderent la paix. Elle fut conclue, eton convint d’un mode de procedures pour terminerleurs differends ä l’avenir.
Les vertus de Rodolphe d’Erlach obtlnrent unhommage d’estime remarquable. Le comte deNydauqui avoit ete tue ä la bataille de Laupen, avoit laissedeux fils mineurs. Leurs proches parents, Louis deNeufchätel et Pierre d’Arberg, le choisirent poürtuteur et protecteur de ces orphelins. II fit leur paixavec la ville de Berne et leur conserva l’heritage deleur pere.
En 1 349, l’Europe fut ravagee par la peste; ä Bernele tiers de la population fut enleve par ce terriblefleau: il y avoit alors des hommes qui esperoientapaiser la colere de Dieu par des penitences et desprieres; et d’autres se pressoient de jouir du peude jours qu’ils croyoient encore avoir ä vivre ense livrant ä toutes les voluptes des sens. Le gouver-nement pour distraire les esprits des horreurs de