DE L’ARISTOCRATIE DE BERNE* l35
a une treve, et les enaacea ä recevoir la mediationdes cantons neutres; mais les tentatives des rnedia-teurs ayant ete infructueuses, on reprit les armes:ä Cappel, l’armee de Zürich fut battue ; Berne en-voya un secours de dix mille hommes; les arrneesreunies attaquerent les catholiques pres de Zug, etl'urent encore defaites; Zürich, affoibli et decou-rage fit la paix. Quelque temps apres, Berne se sou-mit aux meines conditions ; mais eiles s’accordoientmal avec la ferveur rcligieuse de ces temps. La paixayant ete garantie par les mediateurs, eile put pre-venir les eclats de lanimosite des deux partis; maiseile n’en etouffa point le gerate, qui restoit au fontldes coeurs.
Le duc de Savoie, Charles m , forca par ses me-sures liostiles la republique de Berne ä lui declarerla guerre. Elle ne fut ni longue ni meurtriere 5 eilese termina par la conquete du pays deYaud. La villede Geneve etoit, dejä depuis long-temps , un objetde l’ambition des ducs de Savoie; pour la satisfaire,Charles avoit clierche, par des raisons specieuscs,a detacher les cantons de Fribourg et de Berne deleur alliance avec cette ville; mais les Genevois y'foyant le palladiunt de leur existence et de leurliberte, ne riegligerent rien pour maintenir un lienqui leur etoit d une si grande importanee : les in-trigues du duc ayant eclioue, il eut recours auxVOtes de fait; il investit la ville de Geneve avec unelorte armee : le Senat de Berne , instruit du dangerdont leur alliee etoit menacee, cnvoya au gouverm;