i36 ORIGINE, ESPRIT ET DESTINEES
ment de Soleure la declaration suivante. « L’lion-« neur nous oblige de marcher au secours de Ge-« neve ; il faut remplir notre engagement, malgre la« durete des temps ». L’armee de Berne et de Fri-bourg, avec un secours de cinq Cents hommes deSoleure, commandee par Jean d’Erlacli, envaliit ra-pidement toutlepays de Vaud. Le duc rejeta I’odieuxde son entreprise contre Geneve sur la vengeanceque les gentilshommes de la Cueiller avoient voueeä cette ville; il demanda la paix, et proinit par letraite de Saint-Julien de faire cesser les liostilites,de renvoyer ses troupes , et de reinettre ä la diete ladecision de ses differends avec Geneve: pour garaiv*tie de ses engagements, il ceda ä titre d’hypotliequele pays de Vaud, qui devoit eclioir aux deux can-tons , s’il etoit prouve juridiquement qu’il ne les eutpas remplis. La diete s’asseinbla pour cet objet äPayerne, et prononca, que Geneve etant une villelibre et independante, son alliance avec les deuxcantons etoit juste et legale. Le duc fut condamne äpayer un dedommagement considerable aux troisvilles. Cependant le duc continua ses intrigues äBerne et Fribourg pour engager ces deux cantons ärenoncer a leur alliance. II reussit ä faire declarerpar eux aux Genevois, que leur ville netant pasassez riebe pour payer le secours qu’on seroit sou-vent dans le cas de lui fournir, les cantons desi-roient d’etre delies de leur engagement. Mais lesGenevois repondirent:« Qu’ils etoient prets ä niou-« rir pour leur bon droit, se fiant a Dieu et ä Mes-