1 46 ORIGINE, ESPRIT ET DESTINKES
tions. Plusieurs cantons entrerent dans les vues <lecette ligue, et tächerent d’obtenir de Berne la res-titution de cette conquete ; des l’ouverture de la Con-ference, ces cantons s’arrogerent la qualite de me-diateurs; les tentatives pour un arrangement furentlongtemps infructueuses; on exigeoit que le pays deGex et le Cliablais fussent restitues au duc. Par cetteconcession, la ville de Geneve auroit ete de nouveauseparee du canton de Berne; circonstance qui auroitcompromis les avantages de leur alliance et l’exis-tence meine de Geneve. Le conseil du Deux-cents deBerne fut divise par deux avis contraires; l’un vou-lut faire le sacrifice d’une partie de la conquete pourassurer l’autre , croyant qu’en cas de refus les can-tons catlioliques pourroient se joindre ä la ligue :l’autre parti soutint qu’on devoit conserver a tontprix les pays conquis; que jamais on n’auroit ebranleleurs ancetres par des menaces, qu’ils n'auroientjamais abandonne un peuple foible et courageux,ou des sujets contents de vivre sous leurs loix etayant embrasse leur religion ; qu’ä leur exemple onleur devoit appui et protection.
Les Conferences se renouvelerent : Zürich con-seilla de flechir ■ ä la fin le conseil souverain deBerne consentit, apres de tres long debats, ä rc-noncer aux pays de Gex et de Cliablais. Par le traiteconclu et signe ä Lausanne le 3o octobre i564, üfut stipulc que les seigneurs de Berne possederoientet gouverneroient le pays de Vaud cn souverains;
que la religion protestantc scroit maintenue dans